Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre VI. Intrication quantique

Pages 109 à 123

Citer ce chapitre


  • Karevski, D.
(2024). Chapitre VI. Intrication quantique. La Physique quantique (p. 109-123). Presses Universitaires de France. https://stm.cairn.info/la-physique-quantique--9782715413443-page-109?lang=fr.

  • Karevski, Dragi.
« Chapitre VI. Intrication quantique ». La Physique quantique, Presses Universitaires de France, 2024. p.109-123. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-physique-quantique--9782715413443-page-109?lang=fr.

  • KAREVSKI, Dragi,
2024. Chapitre VI. Intrication quantique. In : La Physique quantique. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.109-123. URL : https://stm.cairn.info/la-physique-quantique--9782715413443-page-109?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le principe de relativité stipule que l’information ne peut se propager plus vite que la vitesse de la lumière c = 299792458m/s. Elle peut se propager par d’autres médiateurs que les photons, mais dans tous les cas, sa vitesse maximale de propagation est fixée par c.
  • [2]
    La variable λ peut en réalité représenter toute une collection de paramètres (λ1, λ2 …, λN).
  • [3]
    En tenant compte de l’inégalité triangulaire et du fait que les deux seules valeurs possibles de A sont ±1, |C(a, b) – C(a, c)| est toujours plus petit que ∫|A(b, λ) – A(c, λ)|ρ(λ)dλ. En notant que A(b, λ) – A(c, λ) = A(b, λ)(1 – A(b, λ)A(c, λ)), sa valeur absolue est 1 – A(b, λ)A(c, λ) = 1 + A(b, λ) B(c, λ).
  • [4]
    Avant de prendre la moyenne sur la distribution ρ(λ), pour AB ≥ AB, S est de la forme A(B – B) + A(BB), quantité qui vaut toujours ±2. Dans le cas où AB ≤ AB, la même quantité devient A(B – B) + A(BB) et vaut également toujours ±2. La moyenne de ces termes est donc forcément comprise entre –2 et 2.
  • [5]
    Je vous l’accorde, il n’y a pas de question idiote.
  • [6]
    Si Alice choisit une autre direction de mesure du spin, elle est exactement dans la même situation. C’est une des propriétés de ce type d’états composites.

L’aspect le plus étrange et sans doute le plus contre-intuitif de la physique quantique est l’intrication. Ce phénomène est identifié pour la première fois par Schrödinger en 1935, suite au fameux paradoxe EPR proposé la même année par Einstein, accompagné pour l’occasion par Boris Podolsky et Nathan Rosen.
Einstein a toujours été sceptique quant à la question de la complétude de la mécanique quantique et, comme chacun sait, il n’aimait pas l’idée que la nature, in fine, jouât son destin aux dés ! Il propose donc en 1935, avec ses collègues Podolsky et Rosen, une expérience de pensée impliquant une paire de particules, initialement corrélées et se propageant dans des directions opposées, dont on mesure, une fois qu’elles se sont éloignées l’une de l’autre, l’impulsion et la position.
Selon Einstein, Podolsky et Rosen, une théorie est complète si « à chaque élément de la réalité physique correspond un homologue dans la théorie physique ». Ils proposent d’ailleurs, plutôt que de laisser la notion de réalité physique dans le champ de la discussion épistémologique, d’en donner une définition opérationnelle claire : « Si, sans perturber le système d’une quelconque manière, nous pouvons prédire avec certitude (c’est-à-dire avec une probabilité égale à 1) la valeur d’une quantité physique, alors il existe un élément de réalité physique correspondant à cette quantité physique. »
Enfin, sous l’influence d’Einstein, ils insistent sur le caractère local de la réalité physique, ce qu’on appelle l…


Date de mise en ligne : 20/03/2024

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