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Chapitre 11. Tous ensemble, tous ensemble !

Où l’on découvre les gaz de fermions et de bosons

Pages 161 à 178

Citer ce chapitre


  • Bobroff, J.
(2020). Chapitre 11. Tous ensemble, tous ensemble ! Où l’on découvre les gaz de fermions et de bosons. La quantique autrement : Garanti sans équation ! (p. 161-178). Flammarion. https://stm.cairn.info/la-quantique-autrement-garanti-sans-equations--9782081518865-page-161?lang=fr.

  • Bobroff, Julien.
« Chapitre 11. Tous ensemble, tous ensemble ! : Où l’on découvre les gaz de fermions et de bosons ». La quantique autrement Garanti sans équation ! Flammarion, 2020. p.161-178. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-quantique-autrement-garanti-sans-equations--9782081518865-page-161?lang=fr.

  • BOBROFF, Julien,
2020. Chapitre 11. Tous ensemble, tous ensemble ! Où l’on découvre les gaz de fermions et de bosons. In : La quantique autrement Garanti sans équation ! Paris : Flammarion. Sciences, p.161-178. URL : https://stm.cairn.info/la-quantique-autrement-garanti-sans-equations--9782081518865-page-161?lang=fr.

Notes

  • [1]
    La longueur d’onde varie comme l’inverse de la racine de la température.
  • [2]
    Seul l’hélium fait exception et reste liquide près du zéro absolu (voir Ch. 5).
  • [3]
    Pour être rigoureux, deux fermions, au plus, pourraient avoir la même énergie en adoptant des spins opposés, mais cela ne change rien de fondamental aux conséquences évoquées ici.
  • [4]
    En réalité, il fuit seulement si le récipient est en céramique et présente justement des nanopores. Si les parois sont en verre ou en acier, les atomes ne laissent plus la place à l’hélium de s’échapper.

La trente-quatrième salle de la National Gallery porte un titre des plus sobres : « Grande-Bretagne, 1750-1850 ». La plupart des visiteurs s’y pressent pour admirer trois petits tableaux du peintre anglais William Turner, disposés côte à côte dans un coin de la pièce. Celui du milieu, Pluie, Vapeur et Vitesse, date de 1844. On y devine une locomotive de face lancée à pleine vitesse, perdue dans un ciel où la fumée de l’engin s’entremêle aux nuages. Les historiens y reconnaîtront sans doute les symboles de la révolution industrielle triomphante dans cette Angleterre du xixe siècle. Les physiciens y voient plutôt une incarnation de la théorie des gaz, d’ailleurs en cours d’élaboration au moment même de la conception du tableau.
Mais la visite ne s’arrête pas là. Cette pièce n° 34 recèle un petit secret. Juste en face du Turner, sur le mur opposé, figure une œuvre peinte soixante-seize ans plus tôt par Joseph Wright of Derby. Ce tableau de près de 2 mètres de haut est moins connu, et rares sont les touristes qui s’y arrêtent. On y voit dix personnages serrés autour d’une petite table ronde, dans un clair-obscur inquiétant.
Au centre, un vieux savant actionne une pompe mécanique reliée à une cloche en verre, dans laquelle se tient une perruche. L’oiseau semble inquiet, non sans raison : la pompe est en train de vider l’air qui l’entoure, ce qui provoquera bientôt sa mort. Le scientifique représenté au centre de la toile, Robert Boyle, a vraiment existé, tout comme cette expérience morbide…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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