17. La renaissance du temps par la chaleur et la lumière
- Par Lee Smolin,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Morvan Salez
Pages 267 à 282
Citer ce chapitre
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
- Smolin, Lee.,
- et al.
- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
Citer ce chapitre
- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
- Smolin, Lee.,
- et al.
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
Notes
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[1]
Le lecteur pourrait se demander si le principe de Leibniz de l’identité des indiscernables est en contradiction avec la statistique de Bose, qui autorise et encourage les bosons à partager le même état quantique. Une réponse rapide, développée dans les annexes en ligne, est que le principe de Leibniz interdit à deux événements d’avoir les mêmes valeurs moyennes7* pour les champs quantiques.
NdT : ou espérances quantiques. -
[2]
Comme je l’ai souligné au chapitre 10, ceci interdit à l’univers d’être parfaitement symétrique.
-
[3]
Pour en savoir plus sur l’auto-organisation, se reporter aux livres de Bak, Kauffman et Morowitz dans la bibliographie. Une version du principe d’auto-organisation est le théorème du cycle décrit dans le livre de Morowitz, un autre est le phénomène d’auto-organisation décrite de façon critique dans le livre de Bak.
-
[4]
NdT : « driven self-organization ».
-
[5]
Julian Barbour et Lee Smolin, « Variety, Complexity and Cosmology », hep-th/9203041.
-
[6]
Alan Turing, « The Chemical Basis of Morphogenesis », Phil. Trans. Roy. Soc. Lond. 237:641, 37-72, 1952.
-
[7]
NdT : également appelée « l’ère de recombinaison » en cosmologie.
Dans le précédent chapitre, nous avons considéré l’une des plus grandes énigmes cosmologiques qui soit : pourquoi l’univers est intéressant et paraît devenir de plus en plus intéressant avec le temps qui passe. Nous avons vu que des tentatives de s’attaquer à cela basées sur la vision intemporelle qu’implique le paradigme newtonien, conduisait à deux paradoxes : l’affirmation que l’univers unique est improbable et le paradoxe du cerveau de Boltzmann. Dans ce chapitre, j’expliquerai comment les principes d’une nouvelle théorie cosmologique, énoncés au chapitre 10, peuvent mener à comprendre pourquoi l’univers est intéressant sans « buter » sur les paradoxes rencontrés au dernier chapitre.
Nous commencerons par une question simple : l’univers peut-il contenir deux instants identiques ?
Le fait qu’il y ait une flèche du temps signifie que chaque instant est unique. Jusqu’ici du moins, l’univers est différent à différents instants ; ces différences se voient dans les propriétés des galaxies, par exemple, ou dans les abondances relatives des éléments. La question est de savoir si la progression des instants est accidentelle ou reflète un principe plus profond. Dans les théories décrites au sein du paradigme newtonien, l’existence d’une flèche du temps semble accidentelle. Dans un univers éternel en équilibre, nous attendons de nombreuses paires d’instants identiques ou très similaires.Mais il y a un principe plus profond disant que deux instants ne peuvent pas être identiques…
Date de mise en ligne : 04/07/2025
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