Remerciements
- Par Lee Smolin,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Morvan Salez
Pages 363 à 367
Citer ce chapitre
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
- Smolin, Lee.,
- et al.
- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
Citer ce chapitre
- Smolin, L.,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par Salez, M.
- Smolin, Lee.,
- et al.
- SMOLIN, Lee,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par SALEZ, Morvan,
- SMOLIN, Lee,
1 L’écriture de ce livre a été une grande aventure, reflétant l’engagement d’une vie entière avec la nature du temps. Comme tout voyageur, je dois beaucoup à de nombreuses personnes qui m’ont assisté, encouragé, guidé, et parfois entraîné dans ce voyage.
2 L’aventure commença en 1980, tandis que j’étudiais pendant l’été à Oxford comme invité de Roger Penrose. Roger me dit que si je voulais vraiment réfléchir sur la nature du temps je devais parler avec un collègue du nom de Julian Barbour, qui vivait et travaillait dans un village proche d’Oxford. Les dispositions furent prises, et accompagné de la philosophe des sciences Amelia Rechel-Cohn, je lui rendis visite. C’est pendant ces discussions que Julian commença avec moi son parrainage philosophique, m’introduisant aux écrits de Leibniz et aux idées d’espace et de temps relationnels. Je fus l’un des premiers, mais certainement pas des derniers, jeunes physiciens à être étourdi et à avoir sa pensée lancée dans la bonne direction grâce à l’encadrement de Julian.
3 Le voyage prit une tournure inattendue en 1986, lorsqu’Andrew Strominger me parla de sa découverte d’un grand nombre de théories des cordes et de ses inquiétudes que leur abondance pourrait mettre en péril toute tentative de déduire le modèle standard de la physique des particules de principes purs. Méditant sur ce point, j’ai imaginé un paysage de théories des cordes analogue aux paysages d’adaptativité en biologie, dans lesquel un mécanisme analogue à la sélection naturelle pourrait gouverner l’évolution des lois. Encouragé, peu avant sa mort prématurée, par ma grande amie la physicienne et auteure de théâtre Laura Kuckes, je développai l’idée de la sélection naturelle cosmologique, que je publiai en 1992 et décrivis dans mon premier livre The life of the Cosmos.
4 Tandis que je terminais ce livre, une autre amie, Drucilla Cornell, me conseilla de lire le philosophe brésilien Roberto Mangabeira Unger, qui dans un livre de théorie sociale avait lui aussi plaidé en faveur d’une évolution des lois en cosmologie. Elle nous mit en relation, et après une conversation fascinante dans son bureau de Harvard, il proposa que nous collaborions sur un livre académique rigoureux traitant des implications de la réalité du temps et de l’évolution des lois. Ce projet, en développement depuis ces dernières cinq années, a été le principal élan et véhicule pour le développement des idées de ce livre. Grâce principalement à la pensée claire et provocatrice de Roberto, j’en suis venu à apprécié la radicalité de la proposition que le temps est réel. Le point central de l’épilogue – que l’ouverture du futur devrait inciter les humains à chercher de nouvelles solutions aux problèmes à toute échelle – me fut principalement inspiré par ses écrits. J’encourage les lecteurs désirant une formulation plus rigoureuse des arguments esquissés ici à se tourner vers le livre à venir, provisoirement intitulé The Singular Universe and the Reality of Time (L’Univers singulier et la réalité du temps).
5 Par ailleurs en 1986, je commençai à travailler sur la quantification de la nouvelle formulation de la relativité générale inventée l’année précédente par Abhay Ashtekar. Ceci mena à la découverte de la gravitation quantique à boucles, que je développai en collaboration avec Carlo Rovelli. Notre travail technique fut motivé et encadré par de constantes discussions sur la nature du temps avec Abhay et Carlo ainsi que Louis Crane, Ted Jacobson, Chris Isham, Laurent Freidel, Joao Magueijo, Fotini Markopoulou, Giovanni Amelino-Camelia, Jerzy Kowalsi-Glikman et Renate Loll, parmi de nombreux autres. En effet, je suis arrivé plus tard que plusieurs de mes amis à l’idée que la relativité de la simultanéité devrait être abandonnée à l’échelle cosmologique. Antony Valentini comprit il y a de nombreuses années que c’était là le prix à payer pour adopter une théorie à variables cachées, et Joao Magueijo était déjà provocateur en parlant de la violation de la relativité quand nous nous sommes rencontrés à Londres en 1999. Fotini Markopoulou fut la première à souligner l’importance du problème inverse et à défendre en force une approche de la gravitation quantique dans laquelle le temps est fondamental et l’espace émerge, et les idées principales du chapitre 15, y compris la localité désordonnée et la géométrogenèse, lui sont dues.
6 Bien que je sois un physicien, j’ai eu la chance d’avoir été un invité régulier dans la maison de la philosophie des sciences, où j’ai rencontré de nombreux amis qui, au cours des ans, ont écouté patiemment et lu avec esprit critique mes tentatives de penser clairement la nature du temps. Parmi eux se trouvent Simon Saunders, Steve Weinstein, Harvey brown, Patricia Marino, Jim Brown, Jenan Ismael, Cheryl Misak, Ian Hacking, Joseph Berkovitz et Jeremy Butterfield, ainsi que mon premier professeur en philosophie de la physique, Abner Shimony. Julian Barbour, Jim Brown, Drucilla Cornell, Jenan Ismael, Roberto Mangabeira Unger, et Simon Saunders ont eu la gentillesse de lire le manuscrit complet et de me faire leurs retours.
7 Je remercie Sean Carroll, Matt Johnson, Paul Steinhardt, Neil Turok, et Alex Vilenkin, dont les conversations et les commentaires sur les chapitres m’ont fait progresser sur les questions cosmologiques. Mon travail sur les fondations quantiques décrit ici a grandement bénéficié des interactions avec la communauté des fondations au Perimeter Institute, tout spécialement Chris Fuchs, Lucien hardy, Adrian Kent, Markus Muller, Rob Spekkens, et Antony Valentini.
8 Un encouragement crucial et un aperçu critique sur les premières versions, et bien d’autres choses à côté, m’ont été apportés comme toujours par Saint Clair Cemin, Jaron Lanier, et Donna Moylan.
9 La préoccupation de l’épilogue avec le changement climatique a été inspirée et nourrie par un séminaire sur le comportement seuil en sciences politiques, organisé conjointement avec Thomas Homer-Dixon, de l’École des Affaires Internationales de Balsillie. Je remercie Tad et d’autres participants, particulièrement Manjana Milkoreit et Tatiana Barlyaeva, pour les discussions et collaborations sur ces sujets.
10 Pour mon éducation en économie, qui se reflète aussi dans l’épilogue, je remercie ceux qui ont travaillé avec moi pour organiser une conférence sur la crise économique et ses implications pour les sciences économiques, tenue au Perimeter Institute en mai 2009 ; et d’autres que j’ai rencontré à la conférence et ses suites, particulièrement Brian Arthur, Mike Brown, Emanuel Derman, Doyne Farmer, Richard Freeman, Pia Malaney, Nassim Taleb et Eric Weinstein.
11 Pour leur amitié, leur collaboration, et leurs vues sur l’auto-organisation, j’ai une dette de remerciements immense envers Stu Kauffamn et Per Bak. Je suis reconnaissant à jamais envers Howard Burton et Mike Lazaridis pour l’honneur et l’opportunité uniques de m’aider à établir le Perimeter Institue for Theoretical Physics, et je remercie aussi Neil Turok pour ses encouragements continuels de nos efforts pour produire des avancées et des découvertes. Tout scientifique et tout chercheur devrait avoir la chance que j’ai eue de trouver un chez-soi intellectuel aussi stimulant, divers, et porteur de grandes ambitions que l’Institut Perimeter.
12 Mes recherches en physique ont été généreusement financées par la NSF, NSERC, la Fondation Jesse Philips, Fqxi, et la fondation Templeton, que je remercie tous pour m’avoir permis de mener mon travail aussi bien que de superviser de jeunes scientifiques pleins de promesses.
13 Ce livre est bien supérieur à ce qu’il aurait pu être grâce aux commentaires de ses tout premiers lecteurs, qui m’ont donné leurs avis sur tout ou parties du manuscrit. En plus des personnes nommées plus haut, il s’agit de Jan Ambjorn, Brian Arthur, Krista Blake, Howard Burton, Marina Cortes, Emanuel Derman, Michael Duschenes, Laurent Freidel, James George, Dina Graser, Thomas Homer-Dixon, Sabine Hossenfelder, Tim Koslowski, Renate Loll, Fotini Markopoulou, Catherine Paleczny, Nathalie Quagliotto, Henry Reich, Carlo Rovelli, Pauline Smolin, Michael Smolin, Rita Tourkova, Antony Valentini, Natasha Waxman et Ric Young.
14 Je fais partie de ces auteurs qui adorent être édités – parce qu’ils doivent avouer qu’ils en bénéficient. En raison des vicissitudes de l’édition, aucun de mes livres n’a eu un groupe d’éditeurs plus dédié. Le livre doit sa conception aux efforts d’Amanda Cook, maintenant à Crown Publishing, envers qui je suis redevable d’avoir cru au projet comme d’avoir été convaincue qu’il méritait l’effort d’être affûté et plus centré. Courtney Young, de Houghton Mifflin Harcourt, et Sara Lippincott, avec leurs nombreuses remarques et suggestions, ont été les meilleures éditrices qu’un auteur pourrait espérer. Le livre a aussi grandement bénéficié de la vision sage de Louise Dennys, de Knopf Canada. L’encouragement de Thomas Penn à des moments cruciaux est aussi apprécié. Je suis très reconnaissant également à Henry Reich, qui réalisa beaucoup des figures. Comme pour tous mes livres, j’ai beaucoup de gratitude envers John Brockman, Katinka Matson et Max Brockman ; sans leur foi en ce livre, il n’aurait jamais vu le jour.
15 Mes remerciements à Rodila Gregorio pour des leçons continuelles de patience, de grâce, et de responsabilité bienveillante – et à Kai, de qui j’ai appris tout ce que je sais sur le temps qui n’est pas discuté ici. Merci à Pauline, Mike, et Lorna pour leur amour et leur confiance en moi. Enfin, les mots ne suffisent pas pour exprimer mes remerciements à Dina, qui avec un amour et une patience infinis m’a aidé à supporter la pression de devoir terminer un livre sur le temps dans les temps.
Date de mise en ligne : 04/07/2025