Comparaison de quatre systèmes de santé : Allemagne, Grande-Bretagne, France, États-Unis
- Par Frédéric Pierru
Pages 246 à 253
Citer ce chapitre
- PIERRU, Frédéric,
- HALPERN, Catherine,
- Pierru, Frédéric.
- Pierru, F.
- C. Halpern
https://doi.org/10.3917/sh.halpe.2010.01.0246
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- Pierru, F.
- C. Halpern
- Pierru, Frédéric.
- PIERRU, Frédéric,
- HALPERN, Catherine,
https://doi.org/10.3917/sh.halpe.2010.01.0246
Notes
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[1]
C. Topalov (dir.), Laboratoires du nouveau siècle. La nébuleuse réformatrice et ses réseaux en France. 1880-1914, Éditions de l’EHESS, 1999.
-
[2]
On consultera avec profit le numéro spécial de la revue Chronique Internationale de l’IRES, n° 91, 2004 pour un panorama complet ; lire aussi Bruno Palier, La Réforme des systèmes de santé, Puf, 2009.
-
[3]
G. Esping Andersen, Les Trois Mondes de l’État providence, Puf, 1999.
-
[4]
P. Hassenteufel, Les Médecins face à l’État, Presses de Sciences Po, 1997.
Les moments de fondation et de réforme des systèmes de protection sociale s’accompagnent généralement d’un mouvement d’extraversion qui pousse les réformateurs nationaux à regarder ce qui se fait à l’« étranger », de façon à en tirer des leçons et/ou à s’en inspirer. Les choix qui ont présidé à la création des États sociaux se sont opérés dans des « laboratoires » de la réforme largement internationalisés. À la fin du xixe siècle, déjà, les philanthropes et les notables discutaient, au sein de congrès internationaux, des voies possibles de résolution « scientifique » de la question sociale. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les élites réformatrices, dans leur recherche des fondements d’un nouveau contrat social entre les gouvernements nationaux et leurs populations exténuées par cinq années de conflit, comparaient les mérites respectifs de la tradition bismarckienne et de la toute récente philosophie beveridgienne. Enfin, depuis le milieu des années 1980, l’entrée en réforme des systèmes de protection sociale s’est traduite par un regain d’intérêt pour l’exercice comparatif qui s’est, depuis, banalisé parmi les acteurs politiques, les hauts fonctionnaires, les experts et, dans leur sillage, les journalistes.
La « globalisation », l’investissement du secteur sanitaire et social par les grandes organisations internationales (comme l’OCDE ou la Banque mondiale), la construction européenne, l’essor et l’internationalisation de l’économie de la santé, entre autres, ont poussé les réformateurs nationaux à regarder de près comment leurs homologues étrangers s’employaient à maîtriser leurs dépenses de santé, à améliorer la qualité des soins, à garantir l’égalité d’accès aux soins, à promouvoir la réactivité de l’offre de soins aux exigences croissantes des patients…
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