Chapitre 7. L’origine des trous noirs
Pages 129 à 152
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- LASOTA, Jean-Pierre,
- Lasota, Jean-Pierre.
- Lasota, J.-P.
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Notes
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[1]
Aux États-Unis, c’était l’époque des premiers supermarchés, et de Superman.
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[2]
L’idée que la gravitation est la source d’énergie des radiogalaxies avait été émise avant la découverte des quasars par un autre astrophysicien soviétique, Joseph Shklovsky. Shklovsky avait un don « prémonitoire » extraordinaire : il avait compris que le centre de la nébuleuse du Crabe contient un accélérateur d’électrons, avant la découverte des pulsars.
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[3]
Il faut dire que, aux États-Unis, le grand physicien Richard Feynman taquinait son ami et ancien directeur de thèse Wheeler au sujet de ce nom. Malgré les protestations de ce dernier, il lui attribuait des intentions et pensées obscènes.
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[4]
Le « viriel » est un terme introduit par le physicien allemand Rudolf Clausius pour décrire une quantité qui n’a pas beaucoup d’intérêt dans le contexte de notre récit. Nous n’en dirons donc pas plus.
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[5]
Très récemment, mon ami Didier Barret et son équipe semblent avoir enfin observé le premier TNMI.
Au début, les astronomes traitaient les trous noirs avec méfiance. Quand je dis « début », je pense aux années 1960. Avant cela, même les physiciens relativistes avaient des idées plutôt confuses sur l’interprétation de la solution de Schwarzschild. On voyait encore à la fin des années 1960 le terme « singularité » décrivant la surface du trou noir. Parmi ceux qui avaient compris la nature des trous noirs, un grand nombre ne croyaient pas à leur existence dans un monde réel. J’aimerais illustrer cet état d’esprit par un souvenir personnel qui me permettra aussi d’évoquer les idées d’Einstein sur le sujet.
À cette époque, je terminais mes études à l’Institut de physique théorique de l’Université de Varsovie, dirigé par son créateur Léopold Infeld, proche collaborateur d’Einstein avec lequel il avait écrit en 1936 L’Évolution des idées en physique – extraordinaire ouvrage de vulgarisation qui est encore de nos jours un succès de librairie. Cet éminent physicien dirigeait de main de fer le séminaire hebdomadaire de l’Institut. La devise de ces réunions proclamait : « Il n’y a pas de questions stupides – il n’y a que les réponses qui peuvent l’être. » Elle avait pour but d’encourager les interventions des participants (surtout les étudiants, qui souvent n’osent pas poser de questions par peur du ridicule), mais pouvait avoir des conséquences redoutables pour l’orateur. J’ai ainsi vu des professeurs (beaucoup plus jeunes que le maître) se faire renvoyer (uniquement du séminaire, ils ne perdaient pas leur travail) par Infeld d’un sec : « Monsieur, vous n’avez pas préparé votre présentation…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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