Chapitre d’ouvrage

Le support biologique de l’image. Voyage au fond de l’œil

Pages 93 à 101

Citer ce chapitre


  • Vital-Durand, F.
(1999). Le support biologique de l’image. Voyage au fond de l’œil. La science : dieu ou diable ? (p. 93-101). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/la-science-dieu-ou-diable--9782738107091-page-93?lang=fr.

  • Vital-Durand, François.
« Le support biologique de l’image. Voyage au fond de l’œil ». La science : dieu ou diable ? Odile Jacob, 1999. p.93-101. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-science-dieu-ou-diable--9782738107091-page-93?lang=fr.

  • VITAL-DURAND, François,
1999. Le support biologique de l’image. Voyage au fond de l’œil. In :
  • PESSIS-PASTERNAK, Guitta,
La science : dieu ou diable ? Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.93-101. URL : https://stm.cairn.info/la-science-dieu-ou-diable--9782738107091-page-93?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir l’entretien avec A. Berthoz.
  • [2]
    Voir l’entretien avec J.-P. Changeux, et celui avec A. Berthoz.
  • [3]
    Voir l’entretien avec F. Varela.

Les spécialistes de la vision humaine ont établi qu’un homme mémorise environ cent mille images qu’il peut identifier en une fraction de seconde.
Grâce à quel dispositif complexe sommes-nous donc capables d’opérer une telle prouesse ?
Le fond de l’œil est composé de cent cinq millions de cellules photosensibles – cônes, bâtonnets – réparties autour d’un axe visuel formant ensuite la fovéa. La rétine centrale « lit », la rétine périphérique « situe » transmettant leurs informations codées aux diverses structures cérébrales. Celles-ci traitent l’objet visuel dans tous ses états : forme, couleur, contraste, mouvement… afin de le stocker en mémoire, ou d’exécuter une action.
Car la capture du stimulus sensoriel donne lieu à des apprentissages nous permettant d’avoir accès aux représentations culturelles qui règnent dans notre société.
Mais le processus lui-même reste un mystère.Guitta Pessis-Pasternak – Quel est le support biologique de l’image ?François Vital-Durand – Le mode visuel est le support privilégié de la communication. Mais alors que voyons-nous ? des objets ou la projection de nos désirs ? La perception gratifie l’objet de dimensions porteuses de signification : ce n’est pas l’objet qui possède une signification, c’est l’ensemble des contenus qu’il déploie dans les arcanes de notre expérience visuelle. Mais il a bien fallu que, dans les jours qui suivent la naissance, se forgent des archétypes des formes qui nous entourent, il a bien fallu que nos désirs s’associent à des sensations pour élaborer ce qui devient l’objet visuel, ce qui deviendra un visage : Maman…


Date de mise en ligne : 31/07/2025

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