Le support biologique de l’image. Voyage au fond de l’œil
Pages 93 à 101
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- VITAL-DURAND, François,
- PESSIS-PASTERNAK, Guitta,
- Vital-Durand, François.
- Vital-Durand, F.
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- Vital-Durand, F.
- Vital-Durand, François.
- VITAL-DURAND, François,
- PESSIS-PASTERNAK, Guitta,
Les spécialistes de la vision humaine ont établi qu’un homme mémorise environ cent mille images qu’il peut identifier en une fraction de seconde.
Grâce à quel dispositif complexe sommes-nous donc capables d’opérer une telle prouesse ?
Le fond de l’œil est composé de cent cinq millions de cellules photosensibles – cônes, bâtonnets – réparties autour d’un axe visuel formant ensuite la fovéa. La rétine centrale « lit », la rétine périphérique « situe » transmettant leurs informations codées aux diverses structures cérébrales. Celles-ci traitent l’objet visuel dans tous ses états : forme, couleur, contraste, mouvement… afin de le stocker en mémoire, ou d’exécuter une action.
Car la capture du stimulus sensoriel donne lieu à des apprentissages nous permettant d’avoir accès aux représentations culturelles qui règnent dans notre société.
Mais le processus lui-même reste un mystère.Guitta Pessis-Pasternak – Quel est le support biologique de l’image ?François Vital-Durand – Le mode visuel est le support privilégié de la communication. Mais alors que voyons-nous ? des objets ou la projection de nos désirs ? La perception gratifie l’objet de dimensions porteuses de signification : ce n’est pas l’objet qui possède une signification, c’est l’ensemble des contenus qu’il déploie dans les arcanes de notre expérience visuelle. Mais il a bien fallu que, dans les jours qui suivent la naissance, se forgent des archétypes des formes qui nous entourent, il a bien fallu que nos désirs s’associent à des sensations pour élaborer ce qui devient l’objet visuel, ce qui deviendra un visage : Maman…
Date de mise en ligne : 31/07/2025
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