4. La sélection naturelle
- Par Patrice David
- et Sarah Samadi
Pages 99 à 123
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- DAVID, Patrice
- et SAMADI, Sarah,
- David, Patrice.
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- David, P.
- et Samadi, S.
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Notes
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[1]
Ch. Darwin, L’Origine des espèces, Paris, GF-Flammarion, 1992 (1re éd. 1859).
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[2]
T. R. Malthus, An Essay on the Principle of Population, 1798, réédité dans On Population, textes rassemblés par G. Himmelfarb, New York, Modern Library, 1960.
-
[3]
R. E. Lenski et M. Travisano, « Dynamics of Adaptation and Diversification : a 10,000-Generation Experiment with Bacterial Populations », Proceedings of the National Academy of Sciences USA, 91, 1994, p. 6808-6814. Pour une vision globale de cette vaste expérimentation, voir R. E. Lenski, « Experimental Evolution and the Dynamics of Adaptation and Genome Evolution in Microbial Populations », The ISME Journal, 11(10), 2017, p. 2181.
-
[4]
Ph. L’Héritier et G. Teissier, « Une expérience de sélection naturelle. Courbe d’élimination du gène “Bar” dans une population de Drosophiles en équilibre », Comptes rendus de la Société de biologie de Paris, 117, 1934, p. 1051.
-
[5]
Ph. Hedrick, « Selection in Finite Populations, III. An Experimental Examination », Genetics, 87, 1980, p. 297-313.
-
[6]
T. Guillemaud et al., « Evolution of Resistance in Culex pipiens : Allele Replacement and Changing Environment », Evolution, 52, 1998, p. 443-453.
-
[7]
M. Raymond et al., « Worldwide Migration of Amplified Insecticide Resistance Genes in Mosquitoes », Nature, 350, 1991, p. 151-153.
-
[8]
R. A. Fisher, The Genetical Theory of Natural Selection, Oxford, Oxford University Press, 1930.
-
[9]
J. Björkman et al., « Virulence of Antibiotic-Resistant Salmonella Typhimurium », Proceedings of the National Academy of Sciences USA, 95, 1998, p. 3949-3953.
-
[10]
R. H. Seeley, « Intense Natural Selection Caused a Rapid Morphological Transition in a Living Marine Snail », Proceedings of the National Academy of Sciences USA, 83, 1986, p. 6897-6901.
-
[11]
G. W. Beadle et E. L. Tatum, « Genetic Control of Biochemical Reactions in Neurospora », Proceedings of the National Academy of Sciences USA, 27, 1941, p. 499-506.
-
[12]
M. Lynch et al., « Perspective : Spontaneous Deleterious Mutations », Evolution, 53, 1999, p. 645-663.
Le concept d’évolution, de changement des espèces au cours du temps, a été proposé avant Darwin, notamment par Lamarck. L’apport majeur de Darwin est l’idée que la sélection naturelle, ou survie du plus apte, est un moteur de cette évolution. Le raisonnement est simple : les espèces sont constituées d’individus en nombre fini car les ressources disponibles sont elles-mêmes limitées. Un individu plus apte que les autres à utiliser ces ressources laissera plus de descendants à la génération suivante. Si cette aptitude est héréditaire, elle sera transmise aux descendants. Il s’ensuit une évolution vers des individus de plus en plus adaptés à leur environnement. Cela explique pourquoi les changements des organismes vivants au cours du temps conduisent à des adaptations. L’argumentation de Darwin s’appuie sur deux idées centrales : le raisonnement malthusien et la sélection artificielle.
À la charnière du xviiie et du xixe siècle, les travaux de Thomas R. Malthus concernent la démographie des populations humaines. À partir d’un calcul simple, il montre que ces populations ont un potentiel de croissance infini. Admettons, par exemple, qu’en l’absence de contrôle, chaque couple a en moyenne trois descendants. La taille de la population est alors multipliée par 3/2 à chaque génération. Pour une taille de population initialement égale à n0, nous obtenons à la première génération n1 = (3/2)n0, et au bout de t générations, nt = (3/2)tn0. La croissance de la population est dite géométriqu…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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