Chapitre d’ouvrage

3. Un horizon paradoxal qui s’assombrit

Pages 51 à 69

Citer ce chapitre


  • Charlton Polkinghorne, J.
(2021). 3. Un horizon paradoxal qui s’assombrit. La théorie quantique (p. 51-69). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/la-theorie-quantique--9782759825714-page-51?lang=fr.

  • Charlton Polkinghorne, John.
« 3. Un horizon paradoxal qui s’assombrit ». La théorie quantique, EDP Sciences, 2021. p.51-69. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-theorie-quantique--9782759825714-page-51?lang=fr.

  • CHARLTON POLKINGHORNE, John,
2021. 3. Un horizon paradoxal qui s’assombrit. In : La théorie quantique. Les Ulis : EDP Sciences. ChronoSciences, p.51-69. URL : https://stm.cairn.info/la-theorie-quantique--9782759825714-page-51?lang=fr.

À l’époque où la théorie quantique moderne a été découverte, les problèmes physiques qui occupaient le devant de la scène traitaient du comportement des atomes et des radiations. Cette période de découverte initiale a été suivie à la fin des années 1920 et au début des années 1930 par une période d’exploitation soutenue et fébrile, où les nouvelles idées étaient appliquées à une grande variété d’autres phénomènes physiques. Par exemple, nous verrons un peu plus tard que la théorie quantique a permis de mieux comprendre comment les électrons se comportent à l’intérieur des solides cristallins. J’ai entendu un jour Paul Dirac parler de cette période de développement rapide en disant que c’était une époque « où des hommes de second plan ont accompli un travail de premier plan ». Dans la bouche de presque tout le monde, ces mots auraient été désobligeants et peu agréables. Ce n’est pas le cas de Dirac. Toute sa vie, il eut une façon simple et directe de parler, il disait ce qu’il voulait dire avec franchise et sans fioritures. Ses mots étaient simplement destinés à transmettre quelque chose de la richesse de la compréhension qui découlait de ces premières intuitions fondamentales.
Cette application réussie des idées quantiques s’est poursuivie sans relâche. Nous utilisons maintenant la théorie avec autant d’efficacité pour discuter du comportement des quarks et des gluons, une réussite impressionnante si l’on se rappelle que ces constituants de la matière nucléaire sont au moins 100 millions de fois plus petits que les atomes qui préoccupaient les pionniers dans les années 1920. Les physiciens savent faire les calculs et ils constatent que les réponses continuent à être justes avec une précision étonnante…


Date de mise en ligne : 21/10/2022