5. Vers l’unité
Pages 91 à 95
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- CHARLTON POLKINGHORNE, John,
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- Charlton Polkinghorne, J.
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Einstein, par son explication de l’effet photoélectrique, fut l’un des grands-pères de la théorie quantique. Cependant, il détesta son petit-fils. Comme la grande majorité des physiciens, Einstein était profondément convaincu de la réalité du monde physique et avait confiance en la véracité et la fiabilité du récit scientifique sur sa nature. Il se mit pourtant à croire que cette réalité ne pouvait être garantie que par une forme d’objectivité naïve que la pensée newtonienne avait prédite et acceptée. Par conséquent, Einstein abhorra l’adéquation nuageuse que l’orthodoxie de l’École de Copenhague attribuait à la nature d’un monde quantique.
Sa première attaque contre la théorie quantique moderne prit la forme d’une série d’expériences de pensée très ingénieuses, chacune d’entre elles visant à contourner, d’une certaine manière, les limites du principe d’incertitude de Heisenberg. L’adversaire d’Einstein dans ce concours était Niels Bohr qui réussit à chaque fois à montrer qu’une application approfondie des idées quantiques à tous les aspects de l’expérience proposée permettait au principe d’incertitude de survivre indemne. Finalement, Einstein admit sa défaite dans cette bataille particulière.
Après avoir pansé ses blessures, Einstein revint dans la mêlée et trouva un nouveau terrain d’affrontement. Avec l’aide de deux collaborateurs plus jeunes, Boris Podolsky et Nathan Rosen, il démontra l’existence d’implications très particulières à long terme, jusqu’alors inaperçues, sur le comportement du point de vue de la mécanique quantique de deux particules clairement distantes l’une de l’autre…
Date de mise en ligne : 21/10/2022