Chapitre d’ouvrage

Le problème de la vérité dans les sciences

Pages 7 à 14

Citer ce chapitre


  • Bouveresse, J.
  • et Changeux, J.-P.
(2003). Le problème de la vérité dans les sciences. Dans
  • J. Changeux
La vérité dans les sciences (p. 7-14). Odile Jacob. https://doi.org/10.3917/oj.chang.2003.02.0007.

  • Bouveresse, Jacques.
  • et al.
« Le problème de la vérité dans les sciences ». La vérité dans les sciences, Odile Jacob, 2003. p.7-14. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-verite-dans-les-sciences--9782738111715-page-7?lang=fr.

  • BOUVERESSE, Jacques
  • et CHANGEUX, Jean-Pierre,
2003. Le problème de la vérité dans les sciences. In :
  • CHANGEUX, Jean-Pierre,
La vérité dans les sciences. Paris : Odile Jacob. Colloque annuel du Collège de France, p.7-14. DOI : 10.3917/oj.chang.2003.02.0007. URL : https://stm.cairn.info/la-verite-dans-les-sciences--9782738111715-page-7?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/oj.chang.2003.02.0007


Notes

  • [1]
    J. C. Milner, Existe-t-il une vie intellectuelle en France ?, Lagrasse, Éditions Verdier, 2002, p. 23.
  • [2]
    G. C. Lichtenberg, Schriften und Briefe, herausgegeben von Wolfgang Promies, Munich, Car Hanser Verlag, 1968, Band I, p. 867-868.

Il n’est pas nécessaire d’insister sur les raisons qui justifiaient le choix, pour un des colloques du Collège de France, d’un sujet comme « Le problème de la vérité dans les sciences », dont l’importance et l’actualité sont suffisamment évidentes. La place qu’occupent dans les sciences la notion de vérité et la recherche de la vérité est depuis toujours, implicitement ou explicitement, une des questions centrales de la philosophie des sciences et de l’épistémologie. Mais il ne faut évidemment pas confondre une interrogation sur le rôle que peut jouer une notion comme celle de vérité dans la pratique des scientifiques et sur l’usage qu’ils en font avec une autre bien différente, qui porte sur la question de savoir dans quelle mesure la science réussit effectivement à atteindre la vérité. Précisément parce que l’inachèvement et le progrès toujours possible sont inscrits dans la nature de l’entreprise scientifique, les praticiens de la science ont des raisons spéciales d’hésiter à parler d’un stade auquel les hypothèses et les théories qu’ils proposent pourraient légitimement être considérées comme vraies. Si l’on est popperien, on dira que, même si la meilleure théorie possible à laquelle on est parvenu à un moment donné se trouvait être vraie, on ne pourrait pas savoir si elle l’est et tout ce que l’on pourrait affirmer, dans le meilleur des cas, est simplement qu’elle est supérieure, du point de vue explicatif, à toutes les précédentes, qu’elle a été sévèrement testée et qu’elle a jusqu’ici résisté victorieusement aux tests…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

https://doi.org/10.3917/oj.chang.2003.02.0007

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

18,00 €

242 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

8 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?