8. Une étoile et ses astres errants
- Par André Brack
- et Bénédicte Leclercq
Pages 113 à 124
Citer ce chapitre
- BRACK, André
- et LECLERCQ, Bénédicte,
- Brack, André.
- et al.
- Brack, A.
- et Leclercq, B.
Citer ce chapitre
- Brack, A.
- et Leclercq, B.
- Brack, André.
- et al.
- BRACK, André
- et LECLERCQ, Bénédicte,
Dans l’espace interstellaire flottent d’immenses nuages de poussières et de molécules, bulles de gaz qui se refroidissent, résultant d’innombrables supernovae. La température de l’espace interstellaire est basse, puisqu’elle ne dépasse le zéro absolu que de trois à quatre degrés. Le zéro absolu (0 kelvin), température à laquelle les molécules sont immobiles, vaut — 273 °C : plutôt frais… Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est à partir de ces immenses nuages, composés d’hydrogène, d’hélium, de molécules et de grains solides, qu’apparaissent de nouvelles étoiles, des systèmes planétaires et… la vie, au moins sur une planète : la Terre.
L’adjectif « immense » est un euphémisme. Ces nuages s’étendent sur plusieurs dizaines ou centaines d’années-lumière, soit environ un million de milliards de kilomètres. Cela représente plusieurs millions de fois la distance de la Terre au Soleil. La quantité de matière contenue dans le nuage est phénoménale, puisque sa masse peut aller jusqu’à un million de fois celle du Soleil. Ces nuages sont aussi les régions les plus denses de l’espace interstellaire : ils contiennent, en moyenne, plusieurs millions de molécules par centimètre cube (soit le volume d’un dé à coudre). Bien sûr, cela reste ténu par rapport aux densités de matière auxquelles nous sommes habitués, nous autres Terriens : pour comparaison, il y a des dizaines de milliards de milliards de molécules dans un centimètre cube d’air. La matière du nuage n’est pas répartie uniformément, et certains grumeaux comportent jusqu’à plus de 100 millions de molécules par centimètre cube…
Date de mise en ligne : 19/07/2024