Chapitre 8. Rythmes circadiens
- Par Albert Goldbeter
Pages 167 à 212
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- GOLDBETER, Albert,
- Goldbeter, Albert.
- Goldbeter, A.
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Quand on parle d’horloges biologiques, on songe généralement à une seule d’entre elles, celle qui possède une période proche de 24 heures. Ces rythmes circadiens représentent, pour la plupart d’entre nous, les rythmes biologiques par excellence. Pendant longtemps, la chronobiologie s’est presque intégralement confondue avec leur étude. Si l’on consulte le programme des réunions récentes de la Société pour l’étude des rythmes biologiques, basée aux États-Unis, on se rend compte que cette situation perdure. Le terme « circadien » (du latin circa, « environ », et dies, « jour ») a été proposé il y a quelque cinquante ans par Franz Halberg pour désigner les rythmes dont la période est de l’ordre du nychtémère (durée de 24 heures comportant un jour et une nuit). Rythme circadien et rythme nychtéméral sont ainsi synonymes.
Plusieurs raisons expliquent le statut privilégié des rythmes circadiens parmi les nombreux phénomènes périodiques rencontrés chez les êtres vivants. Leur ubiquité est sans égale. Ils permettent aux organismes de s’adapter à la périodicité majeure de l’environnement terrestre, marquée par l’alternance du jour et de la nuit. Grâce à l’horloge circadienne, les organismes sont capables d’organiser leur cycle d’activité et de repos et d’anticiper, jour après jour, les phases de lumière et d’obscurité. Peu de rythmes ont un impact aussi perceptible sur l’expérience humaine, comme le montrent, parmi d’autres, les exemples du rythme de la nutrition ou du cycle veille/sommeil, ou l’effet du décalage horaire ou du travail de nuit…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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