8. Vinifier en rosé
Pages 147 à 152
Citer ce chapitre
- FOULONNEAU, Christian,
- Foulonneau, Christian.
- Foulonneau, C.
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- Foulonneau, C.
- Foulonneau, Christian.
- FOULONNEAU, Christian,
Beaucoup de gens imaginent qu’un vin rosé est obtenu par mélange d’un vin rouge et d’un vin blanc, la variabilité de la coloration étant imputable aux proportions d’emploi de ces deux vins. En fait, la législation interdit cette pratique, essentiellement parce qu’un tel assemblage, s’il est susceptible de fournir effectivement une coloration rose, n’apporte pas au produit les caractéristiques aromatiques et gustatives qui lui sont spécifiques et conférées seulement par des techniques de vinification propres.
Mais, malgré l’utilisation de ces techniques appropriées, les frontières du vin rosé par rapport aux vins rouge et blanc sont assez floues. Pourquoi? Si l’on se base déjà exclusivement sur la couleur, la délimitation avec les blancs est forcément précise (ces derniers n’ont pas d’anthocyanes); mais celle avec les rouges est mal définie, pour deux raisons:
d’abord, parce que l’appréciation du passage de la couleur rose à la couleur rouge est une affaire très subjective, individuelle, certains appelant déjà «rouge» ce que d’autres considèrent encore comme «rose»,
ensuite, parce qu’il existe des vins rosés dont la robe, à l’œil comme au spectrophotomètre, a une intensité colorante supérieure à celle de certains vins rouges; mais leurs autres caractéristiques physicochimiques et surtout sensorielles les font bien entrer dans la catégorie des vins rosés.
C’est probablement la raison pour laquelle une véritable définition des vins rosés n’a pu être établie jusqu’à maintenant, bien que les spécialistes s’y soient longuement cassé la tête…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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