Problèmes logiques
Des choux, des époux infidèles et un zèbre
- Par Alex Bellos
Pages 18 à 55
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- BELLOS, Alex,
- Bellos, Alex.
- Bellos, A.
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La logique. Pas illogique de commencer par là : tous les casse-tête reposent sur la déduction. Pour une simple raison : la logique est au fondement de toutes les mathématiques. Au pays des casse-tête, toutefois, la nomenclature « problèmes logiques » désigne spécifiquement des énigmes qui se résolvent à la Hercule Poirot, avec comme arme le seul raisonnement déductif – sans calcul ou autre croquis tracé au dos d’une enveloppe traînant par là, par exemple. Ces problèmes sont à la portée de tous, car ils n’exigent aucune connaissance technique. Ce qui ne gâche rien, leur simplicité se prête souvent à une formulation humoristique. Ce qui ne signifie pas, loin de là, qu’ils soient toujours faciles à résoudre. Attention à ne pas vous retourner de neurones !
Les êtres humains se sont frottés aux problèmes logiques au moins depuis l’époque de Charlemagne, il y a plus de mille ans.
En 799, alors qu’il régnait sur la majeure partie de l’Europe occidentale, Charlemagne reçut une lettre d’Alcuin, son conseiller, qui lui écrivait : « Je vous ai envoyé des curiosités arithmétiques pour vous amuser. »
Alcuin était le plus grand savant de son temps. Après avoir grandi à York, il avait suivi puis dirigé l’enseignement de l’école de la cathédrale de la ville, alors le meilleur établissement scolaire du pays. Sa réputation arriva jusqu’à Charlemagne. Le roi le persuada de prendre les rênes de l’école palatine à Aix-la-Chapelle. Alcuin y fonda une grande bibliothèque avant d’instaurer une vaste réforme du système éducatif carolingien…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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