Chapitre d’ouvrage

1. L’Univers mécanique

Pages 30 à 66

Citer ce chapitre


  • Halpern, P.,
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Clenet, B.
(2019). 1. L’Univers mécanique. Le dé d'Einstein et le chat de Schrödinger : Quand deux génies s'affrontent (p. 30-66). Dunod. https://stm.cairn.info/le-de-d-einstein-et-le-chat-de-schrodinger--9782100794560-page-30?lang=fr.

  • Halpern, Paul.,
  • et al.
« 1. L’Univers mécanique ». Le dé d'Einstein et le chat de Schrödinger Quand deux génies s'affrontent, Dunod, 2019. p.30-66. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-de-d-einstein-et-le-chat-de-schrodinger--9782100794560-page-30?lang=fr.

  • HALPERN, Paul,
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par CLENET, Benoît,
2019. 1. L’Univers mécanique. In :
  • CLENET, Benoît
  • et HALPERN, Paul,
Le dé d'Einstein et le chat de Schrödinger Quand deux génies s'affrontent. Paris : Dunod. EKHO, p.30-66. URL : https://stm.cairn.info/le-de-d-einstein-et-le-chat-de-schrodinger--9782100794560-page-30?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Albert Einstein, Autobiographical Notes, traduction en anglais et édition par Paul Arthur Schilpp (La Salle, IL : Open Court, 1979), 9.
  • [2]
    John Casey, The First Six Books of the Elements of Euclid (Dublin : Hodges, Figgis, 1885), 6.
  • [3]
    Les idées d’Einstein ont été anticipées par le mathématicien anglais William Kingdon Clifford, qui a tiré parti en 1870 de la description de Riemann de la courbure pour tenter de modéliser la matière par la géométrie. Clifford a également traduit le traité de Riemann en anglais et publié sa traduction en 1873. Cependant, ce fut bien longtemps après 1915 et le développement de la relativité générale par Einstein que les contributions de Clifford à l’étude des connexions entre la matière et la géométrie ont été largement reconnues.
  • [4]
    Ernst Mach, « Die Leitgedanken meiner naturwissenschaftlichen Errkenntnislehre und ihre Aufnahme durch die Zeitgenossen », Scientia 8 (1910), traduit en anglais dans « The Guiding Principles of My Scientific Theory of Knowledge and Its Reception by My Contemporaries », in S. Toulmin, éditeur, Physical Reality (New York : Harper & Row, 1970), 37–38.
  • [5]
    Erwin Schrödinger, Antrittsrede des Herrn Schrödinger, Sitz. Ber. Preuss. Akad. Wiss. (Berlin) 1929, p. C, cité dans Jagesh Mehra et Helmut Rechenberg, Erwin Schrödinger and the Rise of Wave Mechanics, Part 1 : Schrödinger in Vienna and Zurich, 1887–1925, The Historical Development of Quantum Theory, volume 5 (New York : Springer, 1987), 81.
  • [6]
    Les raisons qui expliquent pourquoi Hasenöhrl a manqué de peu cette découverte sont exposées dans Stephen Boughn, « Fritz Hasenöhrl and E = mc2 », European Physical Journal H 38 (2013) : 261–278.
  • [7]
    Interview du Dr Hans Thirring par Thomas S. Kuhn à Vienne, Autriche, 4 avril 1963, Archives d’histoire de la physique quantique, Société américaine de philosophie, Philadelphie, PA.
  • [8]
    Einstein, Autobiographical Notes, 15.
  • [9]
    Albert Einstein à Anna Keller Grossmann, réimprimé dans Carl Seelig, Albert Einstein : A Documentary Biography, traduit en anglais par Mervyn Savill (London : Staples Press, 1956), 208.
  • [10]
    Max Talmey, « Einstein as a Boy Recalled by a Friend », New York Times, 10 février 1929, 11.
  • [11]
    Max von Laue, cité dans Seelig, Albert Einstein, 78.
  • [12]
    Hermann Minkowski, discours prononcé lors de la 80e assemblée des physiciens et médecins allemands, 21 Septembre 1908.

Avant l’avènement de la relativité et de la mécanique quantique, les deux plus grands unificateurs de la physique furent Isaac Newton et James Clerk Maxwell. Les lois de la mécanique de Newton ont montré que les divers mouvements des objets sont gouvernés par leurs interactions avec d’autres objets. Sa loi de la gravitation codifiait l’une de ces interactions : la force imposant aux corps célestes, tels que les planètes, de suivre des trajectoires particulières, telles que des orbites elliptiques. Il démontra avec brio comment des phénomènes de toutes sortes sur Terre – la course d’une flèche, par exemple – trouvaient leur justification dans un tableau universel.La physique newtonienne est parfaitement déterministe. Si, à un instant particulier, vous connaissiez les positions et les vitesses de chaque objet de l’Univers, et toutes les forces impliquées, vous pourriez théoriquement prédire de manière exhaustive leurs comportements ultérieurs. Inspirés par la toute-puissance des lois de Newton, de nombreux savants du xixe siècle étaient persuadés que seules des limitations d’ordre pratique, telles que l’effroyable défi de réunir des quantités colossales d’informations, empêcheraient les scientifiques de tout prévoir de manière parfaite.
Le hasard, du point de vue strictement déterministe, est un artéfact des situations complexes mettant en jeu un nombre considérable de composantes et un mélange de facteurs environnementaux distincts. Considérez, par exemple, le « hasard » subtil du jeu à pile ou face…


Date de mise en ligne : 26/05/2025

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