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Avant-propos

Pages 11 à 15

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  • Boitard, C.
(2022). Avant-propos. Le diabète : Une histoire de l'insuline (p. 11-15). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/le-diabete--9782415003494-page-11?lang=fr.

  • Boitard, Christian.
« Avant-propos ». Le diabète Une histoire de l'insuline, Odile Jacob, 2022. p.11-15. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-diabete--9782415003494-page-11?lang=fr.

  • BOITARD, Christian,
2022. Avant-propos. In : Le diabète Une histoire de l'insuline. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.11-15. URL : https://stm.cairn.info/le-diabete--9782415003494-page-11?lang=fr.

Notes

  • [*]
    Paul Cézanne, Correspondance, Grasset et Fasquelle, 1978.
  • [*]
    Philippe Cezanne, Paul Cezanne dépeint par ses contemporains, Fage éditions, 2021.
  • [**]
    Bernard Fauconnier, « Lettre à Émile Zola, 19 octobre 1866 », in Cézanne, Folio Biographies, 2006.
  • [*]
    Bernard Fauconnier, « Georges Rivière », in ibid.
  • [**]
    André Malraux, La Métamorphose des dieux, 1957.
  • [*]
    La graphie « Cezanne » reste celle préférée par la famille du peintre ; c’est pourquoi nous avons choisi de nous y tenir. Toutefois, la graphie avec accent a été conservée pour les ouvrages cités qui l’utilisent.
  • [**]
    Paul Cézanne, Correspondance, op. cit.
  • [***]
    France Gall, paroles Michel Berger, « Cézanne peint », in Débranche !, Warner, 1984.

Un homme âgé. Il marche difficilement. Il est passé devant le château Noir, près de la colline des Pauvres, a franchi des sentiers sur le chemin qui mène au Tholonet, au pied de la montagne Sainte-Victoire, sa montagne. Sans chercher le sommet auquel il accédait quarante ans plus tôt. Il connaît ces sentiers depuis son enfance, chaque plan est imprimé dans son cerveau, comme le sont les lignes et les couleurs qui ont structuré la montagne, et sa vie. La montagne était apparue dans un tableau peint depuis le Jas de Bouffant vers 1870. Comme l’Estaque, la « patrie des oursins », où il s’est souvent réfugié, mais qu’il abandonnera, envahie par « le progrès [qui] n’est que l’invasion des bipèdes », les cheminées d’usines, les nuages de vapeurs diverses, « les becs de gaz », les réverbères qui devenaient électriques, envahissaient les quais, longeaient la mer. De sa montagne, quarante-quatre toiles nous sont parvenues, quarante-trois aquarelles, il en a abandonné certaines, détruit d’autres. Il a fait ce voyage tous les jours depuis le début du printemps. L’heure n’est plus aux colères. Apaisées par la solitude, le repli, sa peinture.
Quarante ans plus tôt. 1861 puis 1863. Paris. Delacroix, dont il avait rêvé une Apothéose qu’il peindra, sa légende, avant qu’il n’en devienne une lui-même, plus tard, quand il aura transformé la peinture. Guillemet, Bazille, Manet, Sisley, Monet et Renoir surtout, et Pissarro… Manet de façon ambiguë, qui en fera « un maçon qui peint avec une truelle » en 1874. Camille Pissarro, dont la palette claire diffère de la sienne qui cherche la force des choses, sans compromis, ce que lui seul voit, le contraire de ce qui est immédiatement visible…


Date de mise en ligne : 09/09/2024

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