Préface
Pages 11 à 15
Citer ce chapitre
- TOWNES, Charles H.,
- BRETENAKER, Fabien
- et TREPS, Nicolas,
- Townes, Charles H..
- Townes, C.-H.
- F. Bretenaker
- et N. Treps
https://doi.org/10.3917/edp.brete.2016.01.0011
Citer ce chapitre
- Townes, C.-H.
- F. Bretenaker
- et N. Treps
- Townes, Charles H..
- TOWNES, Charles H.,
- BRETENAKER, Fabien
- et TREPS, Nicolas,
https://doi.org/10.3917/edp.brete.2016.01.0011
Les principes physiques qui régissent le fonctionnement des lasers étaient connus dès le début du 20e siècle. En 1924, Richard Tolman écrivait déjà « Les molécules dans un état quantique excité sont susceptibles de retourner à leur état fondamental et renforcent ainsi le faisceau principal par absorption négative – on notera que la quantité d’absorption négative peut être négligée pour les expériences d’absorption faites dans les conditions standard ». Mais la vraie reconnaissance de l’utilité de l’amplification par absorption négative n’est intervenue que 30 ans plus tard. Par ailleurs, les lasers et différents masers existent autour de certaines étoiles depuis des milliards d’années. Si nous avions pris soin par le passé d’observer systématiquement le rayonnement micro-onde, nous aurions découvert l’émission intense des masers autour des étoiles. Nous aurions probablement compris le mécanisme de ces radiations et aurions entrepris l’étude des lasers et masers bien plus tôt.
Dans les années 50, ma recherche portait sur la spectroscopie micro-onde des molécules à l’aide d’oscillateurs électroniques. Ces outils, de résolution spectrale remarquable, ne pouvaient délivrer des longueurs d’onde plus courtes que quelques millimètres. Pourtant c’était ce régime que je souhaitais atteindre pour étudier les nombreux spectres présents dans l’infrarouge. Après plusieurs tentatives infructueuses dans cette direction, j’ai été choisi pour présider un comité national qui explorerait cette voie…