Conclusion
Pages 175 à 177
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- DECONINCK, Jean-François,
- Deconinck, Jean-François.
- Deconinck, J.-F.
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- Deconinck, J.-F.
- Deconinck, Jean-François.
- DECONINCK, Jean-François,
À l’examen des événements et processus géologiques qui se sont déroulés au cours du Précambrien, on est tenté par certains aspects de remettre en cause le fameux principe des causes actuelles selon lequel « le présent est la clé du passé ».
D’un point de vue de la géodynamique de notre planète, si la tectonique des plaques s’est imposée comme théorie unificatrice depuis les années 1960, les déformations qui affectent les orogènes très anciens suggèrent un fonctionnement différent de la Terre primitive, notamment en raison des caractéristiques rhéologiques différentes de la lithosphère. Les déformations qui affectent les cratons archéens sont d’abord provoquées par les mécanismes de la sagduction, tandis que progressivement, probablement au cours de cet éon, les processus caractéristiques de la tectonique des plaques se sont mis en place. Il est probable que la longueur des dorsales océaniques était plus importante que dans les périodes plus récentes et par ailleurs le nombre de plaques devait être plus élevé. Le corollaire de cette situation est que la croûte océanique entrait en subduction alors qu’elle était encore chaude. Par conséquent, les processus pétrologiques ont également beaucoup changé au cours du temps, essentiellement en liaison avec le refroidissement progressif de la Terre. De fait, certaines roches magmatiques telles que les TTG et les komatiites sont caractéristiques sinon exclusives du Précambrien et notamment de l’Archéen. Leur formation s’explique dans les deux cas par l’existence de plus forts gradients géothermiques…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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