Conclusion
Victor Hugo un philosophe d’avenir ?
- Par Pierre Jouvencel
- et Fabien Dworczak
Pages 129 à 134
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- JOUVENCEL, Pierre
- et DWORCZAK, Fabien,
- Jouvencel, Pierre.
- et al.
- Jouvencel, P.
- et Dworczak, F.
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- et DWORCZAK, Fabien,
Bien que Victor Hugo ne puisse être qualifié de philosophe, et même s’il a estimé que certaines de ses œuvres avaient un caractère philosophique, « Littérature et philosophie mêlées », « Religions et Religion », voire « William Shakespeare », chacun conviendra à la lecture de cet ouvrage, que les thèmes et l’idéal qu’il a portés toute sa vie ont un fondement philosophique. Comme l’a si bien dit Jean Maurel dans « Victor Hugo philosophe », il n’y a peut-être pas de philosophie portant ce nom mais une pratique vivante de philosophe franc-tireur en personne.
Et cela personne, pas même son vieil « ennemi » Barbey d’Aurevilly, n’aurait pu le contester.
Car Victor Hugo avait, malgré ce qu’ont pu en penser ses détracteurs, une vision du monde. Ce monde est pour lui en permanence l’objet de forces antagonistes qui s’affrontent, c’est le combat du bien contre le mal et le bien finira par triompher grâce à l’instruction, l’éducation pour tous, grâce au rayonnement des idées des Lumières, grâce au progrès partout, grâce au « génie français ».« Adieu Peuple ! salut, Homme ! subis ton élargissement fatal et sublime, ô ma patrie, et de même qu’Athènes est devenue la Grèce, de même que Rome est devenue la chrétienté, toi, la France, deviens le monde ». Il s’agit de la dernière phrase de « Littérature et philosophie mêlées » écrite à Hauteville House en mai 1867.
Puissions-nous quelque peu nous inspirer de ce message pour cesser de douter, pour rester fiers de ce que nous sommes, pour défendre notre histoire, notre culture, notre langue…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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