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Texte 17. Le sexe est une catégorie qui ne se réduit pas aux parties génitales (1762)

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Pages 127 à 136

Citer ce chapitre


  • Hoquet, T.
(2018). Texte 17. Le sexe est une catégorie qui ne se réduit pas aux parties génitales (1762) Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) Le sexe biologique. Anthologie historique et critique : Les comportements sexuels (Volume 3, p. 127-136). Hermann. https://stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-127?lang=fr.

  • Hoquet, Thierry.
« Texte 17. Le sexe est une catégorie qui ne se réduit pas aux parties génitales (1762) : Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) ». Le sexe biologique. Anthologie historique et critique Les comportements sexuels, Hermann, 2018. p.127-136. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-127?lang=fr.

  • HOQUET, Thierry,
2018. Texte 17. Le sexe est une catégorie qui ne se réduit pas aux parties génitales (1762) Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) In : Le sexe biologique. Anthologie historique et critique Les comportements sexuels. Paris : Hermann. Hors collection, p.127-136. URL : https://stm.cairn.info/le-sexe-biologique-anthologie-historique-et-critique-volume-3--9782705684297-page-127?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation, in Collection complète des œuvres de Jean-Jacques Rousseau, Londres, 1784, t. IV, p. 258-259.
  • [2]
    Thomas Laqueur, La fabrique du sexe. Essai sur le corps et le genre en Occident, tr. Michel Gautier, Paris, Gallimard, 1992, p. 225-226.
  • [3]
    D’où l’inscription de la « fraternité » (lien entre frères) plutôt que de la « sororité » ou de l’épicène « adelphité » (liens entre tous les enfants, frères et sœurs confondus).
  • [4]
    Carole Pateman, The Sexual contract [1988], tr. fr. Charlotte Nordmann, Le contrat sexuel, Paris, La Découverte/Institut Émilie du Châtelet, 2010 ; Susan Moller Okin, Women in Western Political Thought, Princeton (NJ), Princeton University Press, 1992 ; Geneviève Fraisse, Les deux gouvernements : la famille et la cité, Paris, Gallimard, 2000. Cf. aussi, Jean Bethke Elshtain, Public Man, Private woman : women in social and political thought, Princeton (NJ), Princeton University Press, 1981 ; Sarah Kofman, Le respect des femmes (Kant et Rousseau), Paris, Galilée, 1982 ; Joel Schwartz, The Sexual politics of Jean-Jacques Rousseau, Chicago, University of Chicago Press, 1984, p. 1-40 ; Yves Vargas, Rousseau, l’énigme du sexe, Paris, PUF, 1997.
  • [5]
    Élisabeth de Fontenay, « Pour Émile et par Émile, Sophie ou l’invention du ménage », Les Temps modernes, 31e année, n° 358, 1976, p. 1774-1828.
  • [6]
    Céline Spector, Au prisme de Rousseau. Usages politiques contemporains, Oxford, Voltaire Foundation, 2011, p. 227-261 (p. 227). Ce chapitre est très utile pour contraster les perspectives de S.M. Okin, C. Pateman ou S. Benhabib.
  • [7]
    Laure Challandes (L’âme a-t-elle un sexe ? Formes et paradoxes de la distinction sexuelle dans l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, Paris, Classiques Garnier, 2011, p. 44) parle des « signes d’une aspiration nostalgique à un état psychique vierge d’identité et de désir sexuels ».
  • [8]
    « J’ai déjà remarqué que les refus de simagrée et d’agacerie sont communs à presque toutes les femelles, même parmi les animaux, et même quand elles sont plus disposées à se rendre ; il faut n’avoir jamais observé leur manière pour disconvenir de cela. » [Note de Rousseau]

Rousseau prolonge ses réflexions dans Émile, son traité d’éducation où il déclare vouloir suivre précisément la nature. Quand, dans l’éducation d’Émile, se pose la question de la jalousie, Rousseau se demande si cette passion est naturelle ou non : pour tenter de le savoir, il passe par le truchement de l’histoire naturelle. Il dresse alors un tableau contrasté : d’une part, il existe des espèces où un seul mâle « ne peut jamais voir un autre mâle que comme un importun concurrent » et où les femelles, « obéissant toujours au premier venu, n’appartiennent aux mâles que par le droit de conquête, et causent entre eux des combats éternels » ; d’autre part, il existe aussi des espèces où, au contraire, « un s’unit avec une, où l’accouplement produit une sorte de lien moral, une sorte de mariage », entraînant des rapports plus paisibles et le partage du soin des petits, et où « par une de ces lois de la nature qu’on n’observe point sans attendrissement, il semble que la femelle rende au père l’attachement qu’il a pour ses enfants ». Entre ces deux cas de figure, qu’en est-il de « l’espèce humaine dans sa simplicité primitive » ? Rousseau la range du côté des espèces tempérantes où le mâle « est destiné par la nature à se contenter d’une seule femelle ». Il conclut cela de données sur la sex-ratio : « l’égalité numérique des individus des deux sexes, au moins dans nos climats ; égalité qui n’a pas lieu, à beaucoup près, dans les espèces où la grande force des mâles réunit plusieurs femelles à un seul…


Date de mise en ligne : 27/07/2025

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