Chapitre 13. L’amélioration des télescopes
- Par William Tobin,
- Adaptation française de James Lequeux
Pages 205 à 232
Citer ce chapitre
- TOBIN, William,
- Adaptation française de LEQUEUX, James,
- Tobin, William.,
- et al.
- Tobin, W.,
- Adaptation française de Lequeux, J.
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- Tobin, W.,
- Adaptation française de Lequeux, J.
- Tobin, William.,
- et al.
- TOBIN, William,
- Adaptation française de LEQUEUX, James,
Notes
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[1]
Selon les documents, on trouve la graphie Secretan ou Secrétan : nous utiliserons la seconde.
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[2]
Brenni P. (1994) Bulletin ofthe Scientific Instrument Society, N° 40, 3-6.
-
[3]
Foucault L. (1858) Télescope en verre argenté ; miroirs à surfaces ellipsoïde et paraboloïde de révolution. Évaluation numérique des pouvoirs optiques. Cosmos, 13, 162-168.
-
[4]
Newton I. (1704) Optics Lib. I, Prop. VII, VIII.
-
[5]
Airy W. (Ed.) (1896) Autobiography of Sir George Biddell Airy. Cambridge University Press, Cambridge.
-
[6]
Liebig J. (1835) Annalen der Pharmacie, 14, 131-167.
-
[7]
Brevet britannique N° 9968 (1843). Cependant une recette ultérieure de Drayton, qui était devenu « practical chemist » dans Regent Street, spécifiait qu’il fallait chauffer à 160 ° Fahrenheit, soit 70 °C (No. 12358,1848).
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[8]
L’Institut, 25, (première section) 38 ; Société Philomatique de Paris. Extraits des procès-verbaux des séances pendant l’année 1857,15 ; Foucault L. (1857) Note sur un télescope en verre argenté, C.R.A.S., 44, 339-342.
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[9]
Voir Foucault L. (1858) Sur la construction des télescopes en verre argenté. L’Institut, 26, première section, 151.
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[10]
Bibliothèque de la Sorbonne, 2044,1er mai 1858.
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[11]
JdD, 11 mai 1862.
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[12]
JdD, 26 février 1857.
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[13]
Steinheil (1857) C.R.A.S., 45, 968-9.
-
[14]
Cosmos (1857) 11, 652.
-
[15]
Steinheil (1858) Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, 19, 56-60.
-
[16]
II n’avait pas compris comme Foucault les relations entre les défauts de l’image et les défauts du miroir [Steinheil (1858) Astronomische Nachrichten, N° 1138,145-150 ; Cosmos (1859) 14, 32-33], ce qui ne l’a pas empêché de réussir au moins un miroir de 30 centimètres [Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (1859) 20, 26]. Son catalogue de 1860 ne mentionne pas de miroirs en verre argenté [Steinheil C.A. (1860) Astronomische Nachrichten, N° 1235,171-176].
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[17]
Foucault L. (1857) Sue un nouveau polariseur, L’Institut, 25, (première section) 265 ; Société Philomatique de Paris. Extraits des procès-verbaux des séances pendant l’année 1857,104 ; C.R.A.S., 45, 238-241 ; Cosmos, 11, 217-220. Il n’y a aucun doute que c’est Foucault qui a lui-même réalisé le prisme, car aucun fabricant n’est remercié alors que Foucault le faisait toujours scrupuleusement.
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[18]
Foucault L. (1858) Report of the 27th meeting of the British Association for the Advancement of Science, Dublin August- September 1857. Notices and Abstracts of Miscellaneous Communications to the Sections. John Murray, London, pp. 5-6, 6-8.
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[19]
Royal Society, manuscrits HS.7.377, HS.12.354, 355.
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[20]
Observatoire de Paris, manuscrit 1037, enveloppe oblitérée 29 SEPTEMBRE 1857.
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[21]
L’Institut (1857) 25, (première section) 343.
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[22]
Aujourd’hui, au Science Muséum de Londres, Inv. 1943-55. L’un d’eux est un miroir concave argenté très creux, à f/1, et donc impropre à un usage astronomique. L’autre est un secteur découpé dans un disque mince recouvert de platine, ce qui montre que Foucault a étudié cette possibilité à côté de l’argenture ; mais elle requiert une température d’environ 320 °C, et le verre s’est visiblement distordu. L’origine est indiquée dans une lettre datée du 17 juin 1910, qui se trouve dans le dossier associé au centre de documentation du musée.
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[23]
Cosmos (1857) 11, 368.
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[24]
A.N. F173719A, lettre datée du 16 octobre 1857.
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[25]
A.N. F173719A, lettre datée du 9 janvier 1858. Mais il était réellement malade. (Institut de France, manuscrit 3716)
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[26]
A.N. F173719A, lettre datée du 10 novembre 1857.
-
[27]
A.N. F1720758, lettre datée du 4 janvier 1858.
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[28]
I.d.F., manuscrit3711, N° 41, lettre datée du 4 janvier 1858.
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[29]
A.N. F1720758, lettre datée du 6 janvier 1858.
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[30]
A.N. F1720758, lettre datée du 2 février 1859.
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[31]
A.N. F1720758, lettre datée du 9 janvier 1858.
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[32]
A.N. F173719A, lettre datée du 23 février 1858. Le manuscrit 3716 de l’institut de France suggère que le décret correspondant a été signé le 3 mars.
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[33]
L’Institut (1858) 26, (première section) 151,161,186,221 (1858) ; Société philomatique de Paris. Extraits des procès-verbaux des séances pendant l’année 1858, 47-48, 41 (daté de façon incorrecte), 49-50, 51-52.
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[34]
Foucault L. (1859) Mémoire sur la construction des télescopes en verre argenté, Annales l’Observatoire impérial de Paris (Mémoires), 5, 197-237 et planche.
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[35]
Cosmos (1858) 12, 518-519.
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[36]
Référence 3. Les remarques à propos du scepticisme des opticiens se trouvent dans la référence 34.
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[37]
Flammarion C. (1911) Mémoires biographiques et philosophiques d’un astronome. Flammarion, Paris, p. 139.
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[38]
A.N., F1720758, lettre datée du 3 juillet 1858.
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[39]
A.N., F1720758, lettre datée du 1er juillet 1858.
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[40]
A.N., FI720758, lettre datée du 23 juillet 1858.
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[41]
Dans son mémoire sur les télescopes (note 34), Foucault présumait que leur séparation avait encore la valeur de 0,4 seconde d’arc mesurée par Otto Wilhelm Struve (1819-1905) quelques années auparavant ; mais en réalité les étoiles s’étaient écartées à l’époque de l’observation.
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[42]
Cosmos (1858) 13, 328.
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[43]
Cosmos (1859) 15, 138-140.
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[44]
Lassell W. (1842) Memoirs of the Astronomical Society of London, 12, 265-272.
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[45]
Draper H. (1864, réimpression en 1904) Smithsonian Contributions to Knowledge, 14, article 4.
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[46]
Cosmos (1858) 13, 411.
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[47]
Faye (1858) C.R.A.S., 47, 619-621. Les commentaires de Faye lui attirèrent une réplique de Le Verrier, mécontent de ce que Foucault n’ait pas utilisé les nouveaux instruments de l’Observatoire : Le Verrier (1858) C.R.A.S., 47,673-674.
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[48]
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (1859) 20,24. Pour d’autres images de la comète Donati, voir Pasachoff J.M., Oison R.J.M., Hazen M.L. (1996) Journal for the History of Astronomy, 27, 129-145.
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[49]
Le rapport publié dans Foucault L. (1858) C.R.A.S., 47, 205-207 est abrégé. Le mémoire complet se trouve dans la référence 3.
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[50]
En automne 1865, Secrétan commença à vendre des télescopes de 10 centimètres dans un tube métallique montés sur tripode. Les Mondes (1865) 9, 272-273.
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[51]
JdD, 23 juin 1858.
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[52]
Instructions accompagnant le télescope de la Smithsonian Institution.
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[53]
Intellectual Observer (1862) 1, 380-381. Ces gravures datent de 1858 (Magasin Pittoresque, 26, 312).
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[54]
Foucault L. (1859) Microscope catadioptrique avec miroir en verre argenté. L’Institut (1859) 27, (première section) 62 ; Société philomatique de Paris. Extraits des procès-verbaux des séances pendant l’année 1859, 16 ; on trouve un texte plus complet dans le Recueil, pp. 285-286.
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[55]
A.N. F1720758, lettre datée du 31 janvier 1859 ; Babinet, JdD, 9 février 1859.
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[56]
A.N. F1720758, lettre datée du 2 février 1859.
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[57]
Foucault L. (1859) Essai d’un nouveau télescope parabolique en verre argenté. C.R.A.S., 49, 85-7 ; et références 34 et 43.
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[58]
Sautter L. (1915) Louis Sautter (1825-1912). D’après son journal intime et sa correspondance. Fischbacher, Paris.
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[59]
Lissajous (1869) Revue des Cours scientifiques de la France et de l’Étranger, 6, 484-489.
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[60]
Cosmos (1859) 15, 138.
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[61]
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (1860) 20, 147.
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[62]
Cosmos (1859) 15, 397-401.
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[63]
Un manuscrit vendu par Charavay (3 rue de Furstenberg, Paris), daté d’avril 1860, décrit les procédures prévues pour sa construction.
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[64]
Depuis Alger, Bulard dit qu’il avait la monture d’un télescope de 33 centimètres, mais un autre miroir. On ne sait pas si le télescope de 50 centimètres est cet instrument ou un autre. Bulard C. (1861) C.R.A.S., 53, 509-512 ; (1862) 55, 879-881. La monture de bois fut remplacée plus tard par une monture de métal : Lagrula J-L. (1932) Journal des Observateurs, 15, 167-170 ; Baillaud B. (1880) Annales de l’Observatoire de Toulouse 1, v-vii.
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[65]
Voir A.N., F17 3726 pour des détails sur l’expédition de l’Observatoire.
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[66]
Georgelin Y, ArzanoS. (1999) L’Astronomie, 113, 12-17 (éclipse au Siam). Le télescope de 40 centimètres fut aussi utilisé pour une éclipse en Algérie en 1905.
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[67]
Moniteur Universel, 29 juillet et 6 août 1860, pp. 906,942 ; Yvon Villarceau, Mémoires et compte rendu des travaux de la Société des ingénieurs civils. Année 1860, 344-347.
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[68]
JdD, 1er septembre 1860.
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[69]
Magasin Pittoresque (1863) 31, 31-32.
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[70]
de Vaucouleurs G. (1958) La photographie astronomique. Albin Michel, Paris.
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[71]
VoirRothermelH. (1993) British Journal for the History of Science, 26, 137-69. E. Mouchez ne mentionne même pas le travail de Foucault dans son article La photographie astronomique à l’Observatoire de Paris, Annuaire pour l’an 1887 publié par le Bureau des Longitudes. Gauthier-Villars, Paris (non daté).
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[72]
Foucault L. (1862) C.R.A.S., 54, 859-861.
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[73]
Fuentès P. (1997) L’Astronomie, 111, 270-272.
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[74]
C.R.A.S. (1862) 54, 626-628, 888-889, 1012 ; Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (1862) 22, 277 ; Cosmos (1862) 20, 391-393.
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[75]
A.N" F1720758.
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[76]
Fizeau (1868) C.R.A.S., 66, 932-934 ; Stéphan (1874) C.R.A.S., 78, 1008-1012.
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[77]
Michelson A.A., Pease F.G., (1921) Astrophysical Journal, 53, 249-259.
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[78]
Lettre appartenant à la famille de Foucault, datée du 27 février 1857. Elle semble indiquer que Foucault avait pensé aux retouches locales dès cette époque.
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[*]
Il y a une certaine contradiction entre ce résultat et l’affirmation selon laquelle le miroir était censé donner des images presque aussi bonnes que la limite de diffraction le permettait.
Pour tailler les disques de Chance, Foucault se tourna vers l’atelier de Marc Secrétan (figure 13.1). Secrétan était né à Lausanne et avait fait des études de droit, mais il était plus intéressé par les mathématiques. En 1844, il se rendit à Paris, où il s’associa avec Lerebours, le fabricant de daguerréotypes et d’instruments. La société fit de bonnes affaires, et quand Lerebours prit sa retraite en 1855, Secrétan en devint l’unique propriétaire. La société travaillait depuis longtemps pour l’Observatoire et pour le Bureau des Longitudes, et il était naturel que Foucault s’y rendisse pour étudier la fabrication des optiques pour l’astronomie.
Foucault n’ignorait pas que le polissage des lentilles était plus un art qu’une science. « En l’espace de quelques mois, écrivit-il, par suite de mes relations journalières avec le patron et les ouvriers, j’ai pu me rendre compte de la manière dont les choses se passent, depuis le commencement jusqu’à la fin du travail. »
Il nous sera utile pour la suite de savoir comment on taillait alors un miroir concave sphérique. Les surfaces sphériques étaient les plus faciles à réaliser. On formait d’abord sur un tour une paire de disques de cuivre appariés : on donnait grossièrement à l’un une forme concave, et à l’autre la forme convexe complémentaire. Ces pièces étaient nommées respectivement le bassin et la balle. On les frottait alors l’une contre l’autre en insérant de l’émeri de plus en plus fin entre les deux, jusqu’à ce qu’elles glissent sans résistance l’une sur l’autre dans toutes les directions, ce qui indiquait que les surfaces étaient semblables (figure 13.2)…
Date de mise en ligne : 09/09/2024