Chapitre 2. La représentation statistique du climat
- Par Vincent Moron
Pages 15 à 18
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- MORON, Vincent,
- Moron, Vincent.
- Moron, V.
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Notes
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Cette durée ne correspond pas à une quelconque échelle temporelle spécifique du climat, comme peut l’être par exemple le cycle annuel induit par la révolution terrestre autour du soleil couplée à l’obliquité. Elle répond à deux contraintes indépendantes : (1) la nécessité de considérer plusieurs réalisations consécutives de la réponse climatique au cycle annuel du rayonnement solaire (Sections 7.2 et 7.3) et (2) la disponibilité temporelle des données observées permettant de définir un climat moyen. Désormais, la seconde contrainte est moindre, notamment grâce aux données satellitaires disponibles depuis 1979, mais la norme des 30 années est cependant restée.
Pour définir l’état moyen du climat, trois éléments doivent être considérés au minimum : (1) les températures moyennes ; (2) le cumul moyen des précipitations ; et (3) la variation temporelle de (1) et (2) au cours de l’année, identifiée généralement par les moyennes mensuelles.
L’état moyen du climat est a priori calculé sur une période minimale d’au moins 30 années. Toutefois, invoquer uniquement la moyenne des conditions atmosphériques sur au moins 30 années est un peu restrictif. En fait, il conviendrait mieux de définir le climat comme l’ensemble des conditions atmosphériques sur au moins 30 années et de considérer que la moyenne est un excellent résumé de la distribution dans le cas d’une distribution gaussienne.
*L’écart-type est une mesure de dispersion d’une distribution et est égal à la racine carrée de la moyenne des écarts quadratiques (c’est-à-dire élevés au carré) par rapport à la moyenne.
Si on considère la végétation climacique*, son adaptation dynamique se fait bien sur la totalité des événements météorologiques qui vont apparaître au cours d’au moins 30 années consécutives, si tant est que le végétal reste en vie durant toute cette période. L’adaptation est malgré tout limitée à des événements très rares dans les deux queues de distribution, symétriques et par définition très éloignées de la moyenne, toujours dans l’hypothèse d’une distribution gaussienne. Dans ce cas, plus les extrêmes sont éloignés de la moyenne, plus ils sont rares. Si l’on tient compte d’une forêt par exemple, la durée d’adaptation est évidemment bien plus longue que 30 ans…
Date de mise en ligne : 05/02/2026
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