Chapitre 12. Les précipitations
- Par Vincent Moron
Pages 182 à 203
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- MORON, Vincent,
- Moron, Vincent.
- Moron, V.
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Notes
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On trouve parfois le terme de « précipitations occultes » pour désigner les phénomènes de condensation directe de la vapeur d’eau à la surface du sol, de la végétation ou des objets. Cette dénomination est mal appropriée, car il ne s’agit pas d’une chute d’eau depuis l’atmosphère vers la surface, et donc le terme de précipitations est alors inadéquat. Cela se produit quand de l’air est saturé à 100 % et que la température s’abaisse sur la surface, la végétation ou n’importe quel objet. Physiquement, ce phénomène s’appelle la rosée ou le dépôt d’eau associé au brouillard et, quand la température est < 0 °C, la vapeur d’eau (ou l’eau liquide) peut se solidifier au contact, on parle alors de gelée blanche.
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[2]
Voir, par exemple, l’atlas des nuages de l’OMM : https://cloudatlas.wmo.int/en/home.html.
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[3]
Les nuages ont, dans la plupart des cas, une base plate qui correspond au niveau de saturation de la vapeur d’eau. Dans certains cas, avec une très forte ascendance, la base des nuages peut être tourmentée et peut dessiner des formes arrondies (par exemple, le genre mammatus).
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L’occultation de la lumière visible peut même faire paraître leurs bases grises, voire sombres, alors que l’eau est transparente et que la glace est blanche. Cela indique que la quantité de luminosité sous un nuage rend compte de façon empirique de son albédo : plus la lumière visible est réduite, plus l’albédo du nuage est important. La diminution de la lumière visible varie en fonction de l’épaisseur du nuage. Une base très assombrie, voire presque noire, renvoie ainsi à un nuage très épais.
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[5]
À Arica au Chili, la moyenne annuelle des précipitations est < 1 mm, ce qui signifie que plusieurs années consécutives ne connaissent aucunes précipitations comme entre 1903 et 1918 (173 mois consécutifs sans pluie).
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[6]
On ne parlera pas ici de sécheresse anthropique, qui est liée à l’assèchement de lacs et de rivières en raison d’un pompage inconsidéré des fleuves et rivières en amont, comme ce qui s’est passé dans le cas de la mer d’Aral à partir des années 1970-1980, en lien notamment avec la culture irriguée du coton qui est très gourmande en eau.
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Cette suite itérative de l’utilisation des précipitations est valide dans le cas de pluies qui ne sont pas trop intenses, parce qu’elle correspond approximativement à la durée nécessaire pour la mise en place de ces processus, du plus au moins rapide. En revanche, dans le cas de pluies violentes tombant sur un sol asséché, par exemple à la fin de l’été dans la zone tempérée, ou la fin de saison sèche en milieu tropical, cette suite est largement fausse, car le coefficient ruisselé augmente alors énormément. Notons également qu’un coefficient de ruissellement très élevé s’impose dans le cas de la plupart des sols artificialisés.
Les précipitations correspondent au retour de l’eau atmosphérique sous forme solide et liquide. Contrairement à la température et à la pression qui sont tout le temps définies, les précipitations sont intermittentes dans l’espace – il ne pleut ou ne neige pas partout à un moment donné – et dans le temps – il ne pleut ou ne neige pas continûment à un endroit donné. L’on peut par exemple expérimenter cet état de fait lors d’un orage où les précipitations peuvent passer de 0 à plus de 50 mm/h en quelques dizaines de kilomètres, voire beaucoup moins. Plutôt que de parler d’intermittence spatiale, on préfère parler d’anisotropie pour évoquer la variation spatiale des pluies. Une des conséquences est que, là encore, contrairement à un champ de températures ou de pressions, un champ instantané de précipitations ou bien son cumul sur une échelle temporelle brève (une heure, voire une journée) peut présenter une géographie très différente de la climatologie moyenne. Ainsi, il est quasiment impossible d’observer simultanément des précipitations sur un espace comme celui de la France métropolitaine.
Outre leur caractère intermittent, les précipitations peuvent être étudiées sous deux angles différents, mais complémentaires : l’occurrence – qui répond à la question « est-ce qu’il pleut ou neige ? » – et l’intensité – qui répond à la question « quelle est la quantité des précipitations par unité de temps ? ». Ainsi, n’importe quel cumul peut être vu comme le produit d’une occurrence (par exemple, combien de jours par mois ont reçu des précipitations …
Date de mise en ligne : 05/02/2026
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