Présentation
- Par Vincent Moron
Pages 359 à 361
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- MORON, Vincent,
- Moron, Vincent.
- Moron, V.
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Notes
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[1]
Nous nous plaçons ici dans le cadre d’une approche naturaliste ou empirique, dans laquelle la théorie est nourrie d’abord par l’examen de faits observés, puis par l’établissement de lois et d’hypothèses explicatives de ces faits, dont certaines sont réfutées – autrement dit considérées comme fausses – et d’autres validées. Le corpus englobant faits, lois et hypothèses explicatives corroborées constitue alors une théorie. Dans certains domaines de la science, notamment quand cela concerne l’infiniment petit, sous l’échelle atomique, ou l’infiniment grand, à l’échelle de l’univers, la théorie précède fréquemment l’observation, mais le principe reste le même : un savoir théorique fournit in fine des prévisions. Si un fait observé contredit une prévision antérieure, alors la théorie doit être amendée, voire abandonnée ou totalement reformulée. Si les faits observés correspondent à une prévision, cela renforce la véracité de la théorie jusqu’à preuve du contraire selon le principe de la vérisimilitude, soit le fait qu’il existe toujours un angle mort à la connaissance, mais qu’on peut néanmoins approcher de la vérité.
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[2]
Dénégateur est un anglicisme du terme denialist, dont la traduction française « négationniste » est très lourdement connotée historiquement.
Cette partie analyse les variations climatiques depuis 1900 environ, en fonction de la disponibilité des données. L’objectif est de relier les variations climatiques contemporaines aux forçages impliqués, c’est-à-dire aux facteurs qui sont capables de significativement perturber le bilan radiatif planétaire selon la première loi de thermodynamique : si on ajoute de l’énergie au système, alors il se réchauffe afin d’évacuer ce surplus d’énergie et de rétablir l’équilibre homéostatique (Parties 1 et 2). Cette partie se focalise sur l’échelle planétaire, même si des aspects plus régionaux sont évoqués, notamment à propos d’un mode de variation interne – le mode El Niño Southern Oscillation (ENSO) – qui illustre le fait que le système climatique produit aussi de la variabilité à partir des interactions entre ces éléments constitutifs – océan et atmosphère dans le cas de l’ENSO. Autrement dit, le climat engendre sa propre variabilité qui se superpose à l’action de causes dites « externes ». On sait désormais que (1) la température a augmenté d’environ 1,25 °C en moyenne planétaire depuis le début du xxe siècle et que (2) le forçage le plus important (de très loin) est l’activité anthropique, notamment depuis les années 1960-1970 – et sans doute même depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette partie démarre des faits, puis expose les forçages naturels potentiellement impliqués, soit les variations de la constante solaire et celles des grandes éruptions volcaniques, ainsi que le forçage anthropique multiforme…
Date de mise en ligne : 05/02/2026
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