Conclusion
- Par Vincent Moron
Pages 468 à 472
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- MORON, Vincent,
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- Moron, V.
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Le climat fait partie de notre environnement et est, à ce titre, un objet pleinement géographique. La distinction, très datée, d’une géographie « physique », dont les objets seraient « naturels », et d’une géographie « humaine », dont les objets seraient « sociétaux », doit être clairement dépassée, si l’on assume qu’un des objets au cœur de la géographie est l’interaction entre la société et l’environnement et sa signature spatiale et temporelle à toutes les échelles, au moins celles qui paraissent pertinentes pour comprendre l’état instantané ainsi que les dynamiques de la civilisation humaine. Les échelles spatiales pertinentes, si on raisonne selon le prisme climatique de ce texte, vont de celle de la station de mesure ponctuelle à celle de la Terre, et les échelles temporelles s’étalent de l’instant à quelques dizaines de milliers d’années, si l’on place le point de départ de notre civilisation au début de l’agriculture. L’analyse de ces interactions multiscalaires fait la richesse de la géographie et nécessite, bien entendu, de maîtriser les modalités spatio-temporelles et le fonctionnement de chacun de ses déterminants. Le climat est une machine relativement simple à comprendre à l’échelle planétaire, puisqu’il est alors résumé par la recherche d’un équilibre énergétique entre ce qui l’alimente – le rayonnement solaire, au départ – et ce qu’il perd (ou émet) vis-à-vis de l’univers – le rayonnement tellurique sortant depuis le sommet de l’atmosphère.
Ce point de vue peut apparaître comme terriblement réductionniste pour le géographe, mais c’est le point de départ ou d’arrivée ultime déterminant à la fois l’état moyen du climat planétaire et aussi sa dynamique temporelle…
Date de mise en ligne : 05/02/2026
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