4. Oxydation biologique
- Par ADEME
Pages 167 à 173
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Le principe de l’oxydation biologique consiste à mettre en contact l’effluent gazeux pollué avec des micro-organismes en suspension dans un liquide ou déposés sur un solide régulièrement arrosé. Les micro-organismes vont utiliser les composés organiques volatils comme substrat et les dégrader en une biomasse composée d’eau et de produits minéraux, de CO2 et éventuellement de sous-produits d’oxydation (dans le cas d’une oxydation incomplète).Les micro-organismes : ils sont pour la plupart des bactéries et des champignons microscopiques (moisissures, levures, algues, etc.). Ils doivent être sélectionnés avec soin en fonction des composés à dégrader. Il est généralement plus intéressant d’avoir un mélange de plusieurs genres et espèces.
La croissance et l’activité métabolique des micro-organismes dépendent de la présence d’éléments nutritifs (carbone, azote, phosphore, soufre, etc.), du degré d’humidité, du pH du milieu de croissance, et de la température.Les composés organiques volatils concernés : les COV qui peuvent être traités par ce procédé doivent être biodégradables et suffisamment solubles.
Pour certains composés organiques facilement biodégradables comme les alcools, les acides, les esters et les cétones, il est relativement facile de trouver les micro-organismes susceptibles de les dégrader. Dans ce cas, le développement de la population de micro-organismes dans le réacteur de traitement se fait en 10 jours environ.
Pour les composés plus difficilement biodégradables, en particulier les composés aromatiques et les solvants chlorés, il sera nécessaire de sélectionner des micro-organismes avec une force de dégradation adaptée…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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