Chapitre 12. L’astrométrie, mesure de la position des étoiles
- Par Alexandre Moatti
Pages 109 à 118
Citer ce chapitre
- MOATTI, Alexandre,
- Moatti, Alexandre.
- Moatti, A.
Citer ce chapitre
- Moatti, A.
- Moatti, Alexandre.
- MOATTI, Alexandre,
Notes
-
[1]
On connaît maintenant 2 satellites à Mars, 16 à Jupiter, 18 à Saturne et à Uranus, 8 à Neptune ; on ne connaît pas de satellite à Vénus, ni à Mercure.
-
[2]
Si vous mettez votre pouce presque devant votre nez, l’écart angulaire lorsque vous fermez un œil puis l’autre est plus important que si vous tendez le bras avec votre pouce pointé vers le haut. De la même manière, l’écart angulaire d’une étoile plus proche est plus important.
-
[3]
Traduction : satellite de collecte à haute précision des parallaxes.
-
[4]
Je remercie Philippe Nassiet, professeur de sciences physiques, pour cette explication rarement trouvée dans les manuels ou les ouvrages.
-
[5]
De nos jours, on distingue le mouvement propre de l’étoile, déplacement perpendiculaire à la ligne de visée, et son mouvement radial, le long de la ligne de visée, mesuré par effet Doppler. La vitesse effective de l’étoile est la composition vectorielle des deux vitesses correspondantes.
L’astrométrie s’attache à définir la position des étoiles et leur distance. Mais son histoire n’a pas été un long fleuve tranquille. En sus de la précision toute relative des télescopes, ou des effets pervers de la réfraction atmosphérique sur l’observation, de nombreux phénomènes inattendus en ont jalonné les étapes :
— le caractère fini de la vitesse de la lumière (démontré en 1676), induisant le phénomène optique de l’aberration (mis en évidence en 1728) ;
— le mouvement de la Terre autour du Soleil, induisant le phénomène géométrique de la parallaxe (qui ne sera finalement observé qu’en 1838) ;
— la luminosité intrinsèque de chaque étoile et sa luminosité mesurée depuis la Terre (dite « luminosité apparente »), directement liée à son éloignement ; à luminosité apparente égale, on peut avoir une étoile brillante et lointaine, ou une étoile peu brillante et proche ;
— enfin, la découverte du mouvement propre des étoiles dans l’Univers, et notamment celui du Soleil, a un impact sur leur position.
Étoiles – puis galaxies – beaucoup plus nombreuses qu’on ne l’imaginait ; luminosité et distance nettement plus variables d’une étoile à l’autre qu’on ne le croyait ; vitesse finie de la lumière et translation de la Terre induisant des artefacts d’observation à corriger, une fois analysés ; mouvement intrinsèque des étoiles et des galaxies : on est loin de la « sphère des fixes » que se représentaient nos Anciens avec Aristote !
En 1609, Galilée eut l’idée géniale de bâtir une lunette à des fins d’observation céleste et, en 1610, donne les premiers éléments expérimentaux venant à l’appui de la théorie héliocentrique de Copernic …
Date de mise en ligne : 01/06/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
11,00 €
Acheter ce chapitre
5,00 €