Chapitre 13. Naissance de l’astrophysique
- Par Alexandre Moatti
Pages 119 à 125
Citer ce chapitre
- MOATTI, Alexandre,
- Moatti, Alexandre.
- Moatti, A.
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- Moatti, A.
- Moatti, Alexandre.
- MOATTI, Alexandre,
Notes
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[1]
Henri Bouasse (1866-1955), physicien, utilise encore en 1920 le terme « astronomie physique ».
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[2]
L’hélium (du grec hélios, le « Soleil ») est le deuxième élément le plus courant dans l’Univers (25 % en masse, après l’hydrogène, 74 %).
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[3]
G. Kirchhoff, R. Bunsen, « Analyse chimique fondée sur les observations du spectre », Annales de chimie et de physique, 3, LXII (1861) : on trouvera ce texte et son analyse sur le site http://bibnum.education.fr.
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[4]
On retrouvera les raies H et K dans les spectres analysés par Hubble en 1929 à l’appui de sa théorie de récession des galaxies (chapitre 18 sur le Big Bang, figure 1).
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[5]
On utilise ce terme comme générique d’un certain nombre de phénomènes différents, à ne pas confondre, mais s’appuyant sur des principes voisins : 1) l’effet Doppler pour les ondes sonores ; 2) l’effet Doppler-Fizeau pour les ondes lumineuses ; 3) l’effet Doppler-Fizeau relativiste, identique au précédent, mais dont la formule est différente car s’appliquant aux objets se déplaçant à vitesse élevée ; 4) le décalage vers le rouge cosmologique, causé par l’expansion de l’Univers ; 5) enfin, le décalage vers le rouge gravitationnel, sensible quand un signal lumineux s’éloigne d’une masse gravitationnelle (troisième test de la relativité générale).
Si l’astrométrie a connu une riche histoire en deux mille ans – depuis l’astronome Hipparque jusqu’au satellite Hipparcos –, l’astrophysique, connaissance des propriétés physiques des étoiles et de l’Univers, n’a démarré que tardivement, vers la seconde moitié du xixe siècle, le terme « astrophysique » n’apparaissant lui-même qu’à cette époque. De nombreuses étapes jalonnent là aussi le développement de cette science, nous en retiendrons trois principales, correspondant à des découvertes de physique et de chimie de portée globale, non limitée à l’astronomie :
— la spectroscopie, appliquée à l’analyse de la lumière des étoiles, rend possible, à partir du milieu du xixe siècle, la connaissance interne des étoiles (notamment du Soleil), c’est-à-dire de leurs éléments chimiques constitutifs ; l’hélium, très abondant dans l’Univers, est mis en évidence en 1868 par analyse spectrale de la lumière solaire ; il ne sera décelé sur Terre, où il est peu présent, que trente ans plus tard ;
— l’effet Doppler, découvert en 1842, va permettre une analyse non plus statique (quelles raies d’émission dans le spectre de l’étoile ?) mais dynamique (quel décalage de ces raies en fonction du mouvement de l’étoile ?) du spectre des étoiles ; l’astronome Vesto Slipher (1875-1969) mesura le premier en 1917 des décalages de spectre des étoiles ;
— au début du xxe siècle, l’explication du rayonnement du corps noir (Planck 1900), qui donne naissance à la physique quantique, offre aussi un modèle d’explication de l’énergie et du rayonnement stellaires solidement vérifié depuis ; c’est l’origine de l’astrophysique moderne et de la cosmologie…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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