Chapitre d’ouvrage

Postface. Le fini et l’infini

Pages 167 à 171

Citer ce chapitre


  • Benis Sinaceur, H.
(2023). Postface. Le fini et l’infini. Dans
  • Sous la direction de F. Monnoyeur
Les infinis : Astronomie, mathématiques, philosophie (p. 167-171). CNRS Éditions. https://doi.org/10.3917/cnrs.monno.2023.01.0167.

  • Benis Sinaceur, Hourya.
« Postface. Le fini et l’infini ». Les infinis Astronomie, mathématiques, philosophie, CNRS Éditions, 2023. p.167-171. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/les-infinis--9782271139511-page-167?lang=fr.

  • BENIS SINACEUR, Hourya,
2023. Postface. Le fini et l’infini. In :
  • Sous la direction de MONNOYEUR, Françoise,
Les infinis Astronomie, mathématiques, philosophie. Paris : CNRS Éditions. Hors collection, p.167-171. DOI : 10.3917/cnrs.monno.2023.01.0167. URL : https://stm.cairn.info/les-infinis--9782271139511-page-167?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cnrs.monno.2023.01.0167


Notes

  • [1]
    Une définition est prédicative lorsqu’elle définit un élément sans impliquer la totalité de l’ensemble, éventuellement infini, auquel appartient cet élément. Poincaré, qui refusait l’infini actuel, ne pouvait évidemment admettre les définitions non prédicatives.
  • [2]
    L’intuitionnisme remplace notamment la notion d’ensemble conçu comme totalité achevée par celle de suite de choix. Celle-ci n’est pas envisagée dans sa totalité mais par son processus de croissance : nous ne connaissons jamais que des segments initiaux de la suite et à chaque étape sont donnés à la fois le ternie an, de rang n et les contraintes Cn qui déterminent le comportement ultérieur de la suite. Il est clair que cette définition échappe au point de vue extensionnel pour lequel une suite s’identifie à l’ensemble de ses valeurs an.
  • [3]
    C’est le corps des fractions de l’anneau des entiers p-adiques. On appelle entier p-adique, pour un entier premier p, toute suite d’entiers (sn)n≥1 vérifiant les deux conditions : 0 ≤ sn < pn et sn = sn+1 (mod pn).
  • [4]
    Feferman retrouve ainsi l’option d’Emile Borel pour qui seul le dénombrable intervient effectivement dans les raisonnements du mathématicien.

« Plus qu’aucune autre question, celle de l’infini a depuis toujours tourmenté la sensibilité des hommes ; plus qu’aucune autre idée, celle de l’infini a sollicité et fécondé leur intelligence ; plus qu’aucun autre concept, celui de l’infini requiert d’être élucidé » Ainsi s’exprimait, à la fin du premier quart de notre siècle, un des plus grands mathématiciens de tous les temps, David Hilbert.
Témoigner aujourd’hui de la fascination philosophique pour l’infini est une preuve indirecte de la force pérenne et toujours actuelle de cette fascination. Essayer de faire le point sur l’acquisition, y compris dans la période précantorienne, du concept mathématique d’infini conserve le plus grand intérêt au moment où de nombreuses recherches et discussions mathématico-logiques cherchent à mesurer la capacité d’expression de ce qu’on appelle une mathématique finitaire. Celle-ci considère que les seules entités effectivement données et les seuls processus effectivement exécutables sont finis. Elle ne s’interdit pas pour autant d’envisager des notions impliquant l’infini, mais ne leur accorde pas d’existence actuelle et cherche à délimiter les moyens (constructions, règles, etc.) qui nous donnent, à partir de processus portant sur des entités finies, accès à ces notions.
Ce point de vue, qui revient à considérer que le seul infini du mathématicien est l’infini potentiel, les textes de ce recueil en illustrent l’antiquité. À la fin du siècle dernier et au début du nôtre, il fut défendu par Leopold Kronecker et Henri Poincaré, dont la conviction était que seuls les nombres entiers sont l’objet d’une intuition mathématique indispensable et indiscutable, donnés sous forme d’une suite de longueur non bornée et non comme totalité achevée…


Date de mise en ligne : 04/10/2024

https://doi.org/10.3917/cnrs.monno.2023.01.0167

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

9,99 €

488 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

3,00 €

5 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?