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Première préface

Pages 175 à 179

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  • Combes, F.
(2023). Première préface. Dans
  • Sous la direction de F. Monnoyeur
Les infinis : Astronomie, mathématiques, philosophie (p. 175-179). CNRS Éditions. https://doi.org/10.3917/cnrs.monno.2023.01.0175.

  • Combes, Françoise.
« Première préface ». Les infinis Astronomie, mathématiques, philosophie, CNRS Éditions, 2023. p.175-179. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/les-infinis--9782271139511-page-175?lang=fr.

  • COMBES, Françoise,
2023. Première préface. In :
  • Sous la direction de MONNOYEUR, Françoise,
Les infinis Astronomie, mathématiques, philosophie. Paris : CNRS Éditions. Hors collection, p.175-179. DOI : 10.3917/cnrs.monno.2023.01.0175. URL : https://stm.cairn.info/les-infinis--9782271139511-page-175?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cnrs.monno.2023.01.0175


Curieusement, la notion d’infini a mis longtemps à être acceptée en physique et en astronomie, alors qu’en mathématique, elle ne pose pas de problème. Il faut dire que l’infini en mathématique est une notion abstraite, qui sert à raisonner et trouver des limites qui ne sont atteintes que de façon asymptotique. Étant donné un nombre N, il est toujours possible d’imaginer un nombre plus grand, N+1, et ainsi de suite. L’idée de l’infini en astronomie a été occultée pendant des siècles par notre méconnaissance de l’Univers qui nous entoure, et en particulier notre impossibilité de connaître les distances des astres qui se projettent sur la sphère céleste. Au ive siècle av. J.-C., Aristote avait rassemblé toutes les connaissances des philosophes grecs de l’antiquité, en décrivant plusieurs sphères en mouvement, l’ensemble se terminant par la sphère des fixes. En avant-plan existe un monde imparfait, changeant, animé de mouvements erratiques, puis dans l’arrière-plan est le domaine de la perfection. Les astres qui s’y trouvent sont parfaits et immuables, sphériques et animés de mouvements circulaires et uniformes. Ils ne peuvent pas être à l’infini, sinon leur vitesse serait infinie. La Terre est restée au centre de l’Univers jusqu’au xvie siècle, et la révolution copernicienne. Si Copernic explique tous les mouvements apparemment erratiques des autres planètes de façon très simple, en mettant le Soleil au centre, il n’abandonne pas la sphère des fixes : cette fois les astres y sont bien fixes, leur mouvement apparent n’étant dû qu’au mouvement de la Terre…


Date de mise en ligne : 04/10/2024

https://doi.org/10.3917/cnrs.monno.2023.01.0175

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