Chapitre 7. Quatrième séjour alésien. 17 mars - 5 juillet 1868
- Par Jimmy Drulhon
Pages 144 à 169
Citer ce chapitre
- DRULHON, Jimmy,
- Drulhon, Jimmy.
- Drulhon, J.
Citer ce chapitre
- Drulhon, J.
- Drulhon, Jimmy.
- DRULHON, Jimmy,
Notes
-
[1]
Bulletin du Comice agricole de l’arrondissement d’Alais, 1868, 7e vol. n°6, pp. 250-251.
-
[2]
Procès-verbal de la séance tenue le 1er février 1868 par la Commission départementale de sériciculture. Archives départementales du Gard, 7 M 211.
-
[3]
Lettre à M. Jeanjean du 5 mars, Correspondance, vol. 2, p. 365.
-
[4]
CRAS, 1866, t. LXIII, séance du 23 juillet.
-
[5]
Procès-verbal de la séance tenue le 1er février 1868 par la Commission départementale de sériciculture. Archives départementales du Gard, 7 M 211.
-
[6]
Idem. Le rapport officiel imprimé, approuvé par le préfet, diffère légèrement dans sa rédaction : « …La Commission fut d’avis que l’administration prît les mesures nécessaires pour que les instituteurs de nos cantons séricicoles fussent façonnés au maniement de l’instrument et que cette résolution reçût son exécution en vue du grainage de cette année. » Archives départementales du Gard, 7 M 211.
-
[7]
Archives départementales du Gard, 7 M 214.
-
[8]
Lettre à J.B. Dumas du 15 avril 1868, Correspondance, vol.2, pp. 369-370.
-
[9]
Lettre à J.B. Dumas du 15 avril 1868 ; elle est aussi reprise dans l’ouvrage de Louis Pasteur : Lettres sur la sériciculture. Éducations précoces des graines de race indigènes provenant de chambres choisies, Montpellier, Gras, 1868, p. 15.
-
[10]
Archives départementales du Gard, 7 M 214.
-
[11]
L’instituteur Martial, le 28 août 1876, restituera au sous-préfet d’Alès le microscope qui lui avait été confié par le Conseil général. Voici le rapport du sous-préfet à son supérieur à Nîmes : « …Vous trouverez sans doute que le microscope restitué par M. l’Instituteur Martial n’est pas en très bon état et qu’il y manque même quelques menus objets. Lorsque je lui en ai fait l’observation, M. Martial a répondu que cet instrument lui avait été confié, il y a huit ans [le 28 mai 1868], que depuis cette époque, il avait constamment fonctionné tantôt entre ses mains, tantôt entre les mains de nombreux instituteurs auxquels il avait enseigné la manière de s’en servir et que, dans ces conditions, il était impossible que cet instrument fût rendu dans le même état que lorsqu’il lui avait été confié. » Pour l’arrondissement d’Alès, les microscopes seront remis aux maires d’Alès, d’Anduze, de Barjac, de Lédignan, de Saint-Ambroix, de Saint-Jean-du-Gard, de Vézénobres, de Bessèges et de La Grand’Combe. Après délibération des Conseils municipaux qui doivent agréer le dépôt, les instruments sont confiés aux personnes qui semblent les plus compétentes : il est question le plus souvent d’un instituteur. Archives départementales du Gard, 7 M 213.
-
[12]
Archives départementales du Gard, 7 M 214.
-
[13]
Idem.
-
[14]
Bulletin du Comice agricole de l’arrondissement d’Alais, 1868, 7e vol., n°6, pp. 320 à 324.
-
[15]
Archives départementales du Gard. 7 M 211.
-
[16]
Les microscopes de Nachet, construits spécialement en vue des recherches séricicoles, sont de petits formats ; leur prix ne dépasse pas 100 francs [soit environ 380 €]. Ils figurent dans plusieurs catalogues de la maison Nachet des années 1865 à 1869, sous les numéros 10 ou 11. Albert Nachet imprimait encore, en 1872, un fascicule de douze pages accompagné d’une gravure représentant le microscope pour les sériciculteurs. C’est un mode d’emploi « très pratique », inspiré de la notice rédigée par Paul de Lachadenède. Notons encore que dans son catalogue de 1881, la maison Nachet et fils présente sous les n°10 et 11 des microscopes simples à pied en fonte, dont la mise au point se fait par le mouvement lent d’une vis micrométrique placée sur le haut de la potence ; il possède un miroir articulé pour la lumière oblique : « C‘est le modèle adopté par les comices agricoles et les sériciculteurs pour les observations d’après la méthode de M. le professeur Pasteur. Il est fourni au même prix [135 francs, soit environ 500 €] à miroir mobile ou fixe suivant la demande. »
-
[17]
J. Pelletan, Manuel pratique du microscope appliqué à la sériciculture, Paris, F. Savy, 1875.
-
[18]
N. Joly, Examen critique du mémoire de M. Pasteur… in : Journal d’agriculture pratique et d’économie rurale pour le Midi de la France, Toulouse, 1866, 3e série, t. XVII, pp. 385-403.
-
[19]
Archives nationales, dossier sériciculture, F/10/1737.
-
[20]
Archives départementales du Gard, 7 M 211.
-
[21]
L. Pasteur, Études sur la maladie…, t. I, p. 235.
-
[22]
Duclaux, p. 232.
-
[23]
Désiré Gernez, p. 20.
-
[24]
Lettre de Mme Pasteur, du 23 juin 1868.
-
[25]
En général, les relations entre le préfet et le Conseil général du département ne sont pas très heureuses. Le préfet Boffinton semble faire une exception à cette constatation : il a joué tout au long des cinq années qui nous intéressent un rôle de premier plan et a toujours facilité les recherches de Louis Pasteur, aplanissant les difficultés au fur et à mesure qu’elles se présentent à lui. Dans la tradition préfectorale, la préfecture de Nîmes et celle de Toulouse sont considérées comme de véritables guêpiers à éviter comme le choléra. Sous le Second Empire, certains départements sont réputés « faciles à diriger », notamment ceux de l’Est et du Nord. D’autres, au contraire, sont réputés difficiles : ceux du Midi en particulier. Le Gard se place en tête des départements tumultueux. De l’avis général, il est considéré comme le pire, et son administration est la plus dégoûtante…, la plus orageuse et la plus difficile de France, si l’on en croit les dires de certains fonctionnaires qui semblent avoir souffert sur place. Nous pouvons noter que la durée de l’administration du préfet Boffinton à Nîmes est plutôt longue : trois ans et trois mois. Le temps de résidence d’un préfet ne dépasse qu’exceptionnellement deux années.
Bernard Le Clère, La vie quotidienne des préfets au XIXe siècle (1815-1914), in : Les préfets en France, Centre de recherches d’histoire et de philologie de la IVe section de l’École pratique des Hautes Études, Genève, Droz, 1978. -
[26]
Lettre au marquis de Bimard, Correspondance, vol. 2, p. 394.
-
[27]
Idem, pp. 394-395.
-
[28]
Émile Duclaux, Le laboratoire de M. Pasteur, in : Le centenaire de l’École normale, pp. 465-466.
-
[29]
Désiré Gernez, p. 14.
-
[30]
Duclaux, pp. 224-225.
-
[31]
Lettre de Marie Pasteur à l’impératrice, le 18 novembre 1868.
-
[32]
Lettre de Mme Pasteur au maire de Saint-Hippolyte-du-Fort, Correspondance, vol. 2, p. 407.
-
[33]
Louis Pasteur, Correspondance, vol. 2, p. 464.
-
[34]
BnF, département des manuscrits, lettre du 26 octobre 1868. NAF 18110, f° 399.
-
[35]
Lettre de Marie Pasteur, du 30 octobre 1868.
-
[36]
BnF, NAF 18110, f° 402.
-
[37]
Nom des habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort.
-
[38]
Louis Pasteur, Correspondance, vol. 2, p. 408.
-
[39]
Louis Pasteur, Correspondance, vol. 2, pp. 411-412.
1868 est l’année du surmenage.
Les éducateurs du Midi sont toujours très inquiets de la situation de leurs magnaneries. Tous souhaitent que le Gouvernement renouvelle à Louis Pasteur la mission qu’il poursuit chez eux depuis trois ans. Pendant la séance du Comice agricole d’Alès, le 6 janvier, le président, Paul de Lachadenède, propose d’adresser une pétition en ce sens au ministre de l’Agriculture. M. Boffinton, préfet du Gard appuiera cette démarche. La proposition est adoptée à l’unanimité des membres présents.
À la demande du Comice vient s’ajouter celle que la Commission départementale de sériciculture émet lors de sa réunion du 1er février dans l’une des salles de l’hôtel de la préfecture à Nîmes. Le préfet, avec la familiarité qui plaît aux Méridionaux, ouvre la séance et écoute la crainte des sériciculteurs, crainte relative à l’interruption des expériences de Pasteur dans le département :
« L’opinion publique s’est émue à ce point qu’une supplique a été adressée par le Comice agricole d’Alais à son Excellence M. le Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics tendant à obtenir que ce savant distingué soit chargé une 4e année de venir étudier la maladie des vers à soie. On sait qu’un nouveau cours à la Sorbonne et l’organisation d’un laboratoire de chimie organique au Collège de France (?) [en fait, il s’agit de l’École normale supérieure] lui ont été confiés par le Gouvernement. Mais quelles que soient les exigences des nouvelles fonctions dont il a été investi, il est indispensable que M…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
21,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €