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Chapitre 3. Il faut un sauveur pour la région

Pages 66 à 75

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  • Drulhon, J.
(2009). Chapitre 3. Il faut un sauveur pour la région. Louis Pasteur : Cinq années dans les Cévennes au pays de l'arbre d'or (p. 66-75). Hermann. https://stm.cairn.info/louis-pasteur--9782705668372-page-66?lang=fr.

  • Drulhon, Jimmy.
« Chapitre 3. Il faut un sauveur pour la région ». Louis Pasteur Cinq années dans les Cévennes au pays de l'arbre d'or, Hermann, 2009. p.66-75. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/louis-pasteur--9782705668372-page-66?lang=fr.

  • DRULHON, Jimmy,
2009. Chapitre 3. Il faut un sauveur pour la région. In : Louis Pasteur Cinq années dans les Cévennes au pays de l'arbre d'or. Paris : Hermann. Histoire des sciences, p.66-75. URL : https://stm.cairn.info/louis-pasteur--9782705668372-page-66?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Bulletin du Comice agricole de l’arrondissement d’Alais (Gard)… Alais, A. Veirun, 1866, n° 33, p. 508.
  • [2]
    Armand de Quatrefages, dans le rapport présenté à l’Académie des sciences, le 21 mars 1859, au retour de son enquête dans les Cévennes avait déjà noté cette curiosité : « Dans les contrées le plus rudement éprouvées par le fléau, il est toujours quelques éleveurs qui réussissent constamment, tandis que tout le monde échoue autour d’eux. Ensemble ou séparément, vos Commissaires ont visité à Montpellier les ateliers de M. Marès ; au Vigan, ceux de M. Berthezède ; à Valleraugue, ceux de Mme Soulier, trois personnes qui ne comptent pas encore un seul échec, qui ont du bonheur, selon le langage populaire. Vos Commissaires se sont aisément expliqué cette heureuse chance. Chez ces trois éducateurs, ils ont trouvé les règles de l’hygiène observées à des degrés divers, et les succès, pourrait-on dire, étaient dans un rapport marqué avec la rigueur de cette observance. » CRAS, 1859, t. XLVIII.
  • [3]
    Archives départementales du Gard, 7 M 205.
  • [4]
    Le naturaliste Armand de Quatrefages fut le premier à avoir désigné, dans son rapport de 1859, la maladie sous ce nom-là. Après lui, il sera repris par tous les auteurs, y compris Louis Pasteur, qui citent ou en ne citent pas leur source.
  • [5]
    Archives nationales, Pétitions adressées au Sénat, année 1865, CC/482/3.
  • [6]
    L. Descour, p. 99.
  • [7]
    Camille Beauvais avait créé pour le compte de l’État une magnanerie perfectionnée aux bergeries de Sénart, près de Paris. Selon ses détracteurs, les vers à soie étaient traités « comme un minerai devant cuire en tant d’heures et à tel degré, au moyen de chauffage artificiel, ventilateur mécanique… » Pour bien des sériciculteurs, aucun ver ne peut résister à un tel traitement. Selon eux, l’origine de l’épidémie serait plutôt dans l’abandon des anciennes pratiques : « petites éducations, peu de chauffage et beaucoup d’aération. »
  • [8]
    Voir annexe note n°8.
  • [9]
    Adrien Loir, p. 49.
  • [10]
    Duclaux, p. 193.
  • [11]
    Paul Brouardel, p. 10.
  • [12]
    Voir annexe note n°9.
  • [13]
    E. Duclaux, Le laboratoire de M. Pasteur, in Le centenaire de l’École normale, p. 459.
  • [14]
    Correspondance, vol. 2, pp. 194-195

À cette époque, en 1865, la question primordiale pour les éducateurs du Midi est de connaître l’origine de la maladie du ver à soie. La plupart des auteurs qui ont étudié la question l’attribuent à la dégénérescence des mûriers. Lors des réunions du Comice d’Alès, presque entièrement consacrées à cette question si vive, de nombreux observateurs en prenant la parole affirment que la maladie du ver a suivi celle des végétaux. Dans ce cas, les savants auront donc à trouver d’abord si les végétaux sont malades ? Ensuite, ils devront découvrir l’origine et la nature de leur maladie ? Et si elle est transmissible, et de quelle manière, au ver à soie ? Ceux qui croyaient que la maladie des vers venait de la feuille du mûrier ont essayé de le traiter comme la vigne, par le soufre. Sans résultats ?
Les sériciculteurs partagent leurs essais et leurs échecs lors des réunions du Comice où d’autres questions sont aussi débattues : quelles sont les contrées affectées ? quels sont les terrains qui résistent le mieux aux attaques du mal ? quels sont ceux qui résistent le moins ? les terrains calcaires ? les terrains granitiques ? les terrains humides ? les terrains secs ? Pourquoi la race trivoltine qui s’élève et se reproduit en été, qui est nourrie avec les secondes feuilles, a-t-elle résisté à la maladie ? Bien d’autres questions encore sont évoquées, les principales au sujet des installations : quel est le meilleur mode d’aération d’un atelier ? quels sont les meilleurs désinfectants à employer pendant l’éducation et surtout pendant la grenaison …


Date de mise en ligne : 09/09/2024

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