Chapitre 5. Deuxième séjour alésien. 7 février - 5 juillet 1866
- Par Jimmy Drulhon
Pages 92 à 124
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- Drulhon, J.
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Notes
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[1]
Lettre du 1er janvier 1866, Correspondance, t. 2, p. 239.
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[2]
Les préfets ne restent jamais insensibles aux demandes qui leur sont faites. Leur ministre de tutelle, le ministre de l’Intérieur, donne souvent des instructions en ce sens, poussant parfois très loin les limites de ce qu’un homme du monde sait naturellement respecter. Par exemple, le 30 mai 1868, dans une lettre à un préfet, le ministre recommande « d’être aimable tout plein, de manger beaucoup, de boire davantage, d’embrasser les filles, de courtiser les femmes, de frapper sur le ventre des maris et de faire la bouche en cœur à tout le monde. » Ce qui vaut pour ce préfet vaut pour tous les autres. Sa mission principale est de ramasser tous les renseignements d’ordre politique ou économique venus jusqu’à lui – à défaut de savoir aller les chercher -, de les réunir en dossiers dont la connaissance lui permettra, ainsi qu’à ses successeurs, d’apprécier rapidement l’éventuel comportement de tel ou tel individu ou association. Tout au long du Second Empire, le préfet doit recevoir tous ceux qui ont une requête ou une affaire à lui présenter. C’est une de ses obligations, une partie de sa mission, et le meilleur moyen de s’informer. Bernard Le Clère, La vie quotidienne des préfets au XIXe siècle (1815-1914), in : Les préfets en France, Centre de recherches d’histoire et de philologie de la IVe section de l’École pratique des Hautes Études, Genève, Droz, 1978.
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[3]
Archives départementales du Gard, 7 M 208. À cette même époque, L’Aigle des Cévennes, revue hebdomadaire paraissant le samedi, dans son numéro du 10 mars 1866, insère l’annonce suivante : « Les 22 et 27 février 1866, le ministre de l’Agriculture a fait connaître au préfet du Gard qu’il recevra 4000 (sic) cartons de graines du Japon à répartir entre les communes. »
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[4]
Antoine Laurent de l’Arbousset, Vigne ou mûrier, mémoire agricole, Alais, A. Brugueirolle et Cie, 1878.
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[5]
Mme Duclaux, p. 60.
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[6]
Émile Duclaux, Le laboratoire de M. Pasteur, in : Le centenaire de l’École normale, p. 465.
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[7]
Lettre de Marie Pasteur à son fils Jean-Baptiste, le 11 février 1866.
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[8]
BnF, département des manuscrits, NAF 17953.
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[9]
Désiré Gernez, p.9.
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[10]
Archives départementales du Gard, 7 M 207.
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[11]
Étienne Bellot, Eugène de Masquard, extrait de la revue Les hommes du jour, Marseille, octobre et novembre 1892.
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[12]
Quelques notes pour compléter le portrait de Masquard : il serait le fondateur d’une revue mensuelle, Le Réactionnaire dont le nom est tout un programme. Dans son œuvre écrite, abondante et haineuse, il cache la disette de sa pensée. Il entend lutter contre les idées brillantes, mais fausses qui, sous prétexte de liberté et de progrès, conduisent à tous les esclavages et à toutes les ruines. En 1891, dans l’un des numéros de sa revue, il prend la défense des tisseurs et des sériciculteurs, contre Jules Simon et d’autres rurophobes qui s’acharnent à ruiner les industries par les doctrines dupe-échangistes.
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[13]
Lettre de Pasteur à Marès, Correspondance, t. 2, p. 4.
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[14]
Lettre du 17 février 1866.
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[15]
Émile Duclaux, Le laboratoire de M. Pasteur, in : Le centenaire de l’École normale, p. 465.
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[16]
On dit aussi aujourd’hui « Villa Pasteur ». Voir annexe note n°11.
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[17]
Madame Duclaux, p. 73.
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[18]
Soit environ 170 € pour le salaire de la cuisinière et 2200 € pour la location (données Insee communiquées à titre purement indicatif car reposant sur des hypothèses relativement fragiles.)
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[19]
Lettre à sa sœur du 18 février 1866, Correspondance, vol. 2, p. 247.
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[20]
Émile Duclaux, Le laboratoire de M. Pasteur, in : Livre du centenaire de l’École normale.
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[21]
Idem, p. 464.
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[22]
Pour être tout à fait juste, Louis Pasteur ne s’occupe pas personnellement de ses éducations. Il est aidé, si l’on en croit Marcel Roland qui rapporte l’anecdote suivante : « Émilie Gascual, plus tard femme Cabanel a travaillé aux élevages de M. Pasteur. Avec elle travaillaient aussi Philomène Gisquet et Marie Viala qui amena un jour au Pont-Gisquet son petit frère. Il était alors élève à l’école des Frères et Pasteur remarqua sa gentillesse, son sérieux et son goût pour l’étude. Il demanda qu’on lui permît de l’emmener à Paris et de le faire instruire. Ce petit bonhomme est devenu Eugène Viala, un des aides de Pasteur dans tous ses travaux de laboratoire. C’est lui qui a préparé pendant des années le vaccin anti-rabique de l’Institut Pasteur. Cette fonction a été transmise en 1902 à son neveu Jules Viala. »
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[23]
Lettre de Mme Pasteur, du 18 février 1866.
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[24]
Mémoire du duc d’Acquaviva, adressé au ministre de l’Agriculture et du Commerce qui l’a transmis à Jean-Baptiste Dumas. Archives Académie des sciences, papiers Jean-Baptiste Dumas, carton 14, dossier soie.
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[25]
Soit aujourd’hui environ 2 800 € (pour 780 F), 960 (pour 260 F), 620 (pour 168 F), 75 (pour 20 F), 45 (pour 12 F), 37 000 (pour 10 000 F), 58 200 (pour 15 804 F) et 87 700 (pour 23 823 F).
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[26]
Archives départementales du Gard, 7 M 212. Le contrôle rigoureux exercé par l’Administration peut sembler bien tatillon à Louis Pasteur qui convient très vite que cette rigueur met plutôt en évidence la volonté de procéder à une bonne gestion des deniers publics. Et Pasteur aime cette rigueur-là.
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[27]
Duclaux, pp. 203-204.
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[28]
Idem, p. 217.
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[29a]
L. Descour, p. 114.
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[30]
Adrien Loir, p. 47.
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[31]
Ainsi en 1840, le préfet de police de Paris enregistre la plainte d’un piéton qui reproche à un cocher de ne pas avoir su maîtriser ses bêtes et surtout de ne pas connaître les règles élémentaires de la bonne conduite hippomobile. Cité par Daniel Roche, p. 229.
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[32]
En 1867, le département du Gard est sillonné par : 10 routes impériales de 496 kilomètres ; 23 routes départementales d’une longueur de 664 kilomètres ; 31 chemins vicinaux de grande communication d’une longueur de 624 kilomètres ; 41 chemins de moyenne communication d’une longueur de 483 kilomètres et par un nombre infini de chemins de petite vicinalité, pour la plupart impraticables aux voitures hippomobiles. (Destremx, Agriculture méridionale, p. 36).
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[33]
Cité par Daniel Roche, p. 232.
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[34]
Le mauvais état des chemins ruraux et vicinaux fait l’objet, au milieu du XIXe siècle, de très nombreuses pétitions individuelles ou collectives présentées au Sénat.
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[35]
Lettre de Mme Pasteur, du 13 avril 1866.
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[36]
Notice sur la vie et les travaux d’Émile Duclaux, Sceaux, 1904, pp. 14-15.
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[37]
Lettre de Mme Pasteur, du 24 mai 1866.
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[38]
L. Descour, p. 126.
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[39]
Comice agricole de l’arrondissement d’Alais, séance du 7 mai 1866, propos tenus par M. Cagnat, juge de paix à Joyeuse (Ardèche) et membre de la Commission de sériciculture.
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[40]
Désiré Gernez, p. 19.
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[41]
Lettre de Mme Pasteur, du 1er juin 1866.
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[42]
Idem, du 22 juin 1866.
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[43]
Lettre à Madame Godélier du 7 avril 1868.
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[44]
Paul Rabier, Un grand Français, 1922.
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[45a]
Louis Pasteur, Correspondance, vol. 2, p. 255.
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[46]
Livre du centenaire de l’École normale, lettre de Duclaux.
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[47]
Journal d’agriculture pratique, 1874, 38e année, t. I, n°11, p.516.
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[48]
Pasteur aurait dû faire cette tournée avec Jean-Baptiste Dumas qui lui avait promis de l’accompagner. D’Alès, il envoie au préfet de Nîmes le télégramme suivant, daté du 20 juin : « Monsieur Dumas toujours retenu par les suites de sa chute je vais seul au Vigan demain. » Archives départementales du Gard, 7 M 212.
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[49]
Voir annexe note n°12.
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[50]
Bulletin du Comice d’Alais, 1866, p. 518.
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[51]
L. Pasteur, Nouvelles études sur la maladie des vers à soie, CRAS, 1866, t. LXIII, p. 17.
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[52]
Bulletin du Comice d’Alais, 1866, pp. 517-525.
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[53]
L. Pasteur, Nouvelles études sur la maladie des vers à soie, CRAS, 1866, t. LXIII, p. 134.
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[54]
Mme Godélier, lettre à sa fille du 6 juillet1866.
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[55]
René Vallery-Radot, p. 180.
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[56]
Duclaux, p. 199.
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[57]
Lettre à l’impératrice, août 1866, vol. 2, pp. 267-268.
-
[58a]
N. Joly, Examen critique du mémoire de M. Pasteur… in : Journal d’agriculture pratique et d’économie rurale pour le Midi de la France, Toulouse, 1866, 3e série, t. XVII, pp. 385-403.
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[59]
L. Pasteur, Nouvelles études sur la maladie des vers à soie, CRAS, 1866, t. LXIII, p. 17.
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[60]
Lettre du 7 août 1866 adressée à Jean-Baptiste Dumas. Archives Académie des sciences, papiers J.B. Dumas, carton 14, dossier soie.
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[61]
Voir annexe note n°13.
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[62]
Lettre de M. Laurent à sa fille, le 30 août 1866.
Dès le mois de janvier 1866, Pasteur envisage son prochain départ pour Alès. La durée de ce nouveau séjour devrait être de cinq ou six mois, mais avec un retour souhaité à Paris tous les mois. Dans une lettre à Jean-Baptiste Dumas, Pasteur se plaint des critiques et des discussions de la Commission de sériciculture qui « ont beaucoup refroidi [son] ardeur et diminué [sa] confiance. » Bien entendu, il doit d’abord, comme pour la mission précédente, prendre un congé auprès de son ministère de tutelle. Pour cela, il usera, s’il le faut, du désir de l’empereur qui l’a autorisé à utiliser son nom « pour obtenir toutes les facilités, et notamment celle-là ».
Peut-être pour le rassurer, mais avec sincérité, Dumas lui promet une visite à Alès durant le mois d’avril prochain. La promesse faite au savant est vite connue et répandue :
« Un savant illustre, que la ville d’Alais a le glorieux privilège de compter au nombre de ses enfants, dans sa haute sollicitude pour notre malheureuse industrie, doit se rendre prochainement parmi vous pour se livrer à des recherches de concert avec l’éminent savant qui l’a devancé à Alais : c’est une occasion précieuse d’élucider la question. »
C’est ainsi que le secrétaire de rédaction du Bulletin du Comice d’Alais annonce l’arrivée du sénateur en voyage officiel et très curieusement envisage une collaboration des deux chimistes. Il n’a jamais été question pour Dumas de mener des recherches avec Pasteur ; l’annonce est une simple erreur de journaliste…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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