Comment notre cerveau apprend à tricher
- Par Sébastien Bohler
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Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.083.0009
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- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.083.0009
1Le cerveau s’habitue à être malhonnête : c’est le titre d’une étude parue dans le journal Nature, et qui fait réfléchir sur la banalisation de la fraude et de la triche. Des cobayes sont placés dans une IRM et doivent jouer à un jeu. Des comportements de triche apparaissent. Or, dans une condition où ils ne sont pas sanctionnés, le cerveau des tricheurs est le théâtre d’un étrange phénomène : l’amygdale, zone cérébrale suscitant des émotions comme la peur, s’éteint progressivement. Le tricheur, après avoir craint d’être pris, redoute de moins en moins la sanction et ne reçoit finalement plus aucun message de son cerveau. Le licite ne se distingue plus du non licite. À réécouter : les auditions de Jérôme Cahuzac confessant qu’à la fin il ne savait plus où était la différence…