La précarité fait mal physiquement
- Par Sébastien Bohler
Page 10b
Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.076.0010b
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- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.076.0010b
1Triste constat dressé par une étude auprès de 33 720 Américains : la consommation d’antidouleurs est associée au niveau de précarité économique des foyers. Ceux où les deux conjoints sont sans emploi consomment en moyenne 20 % d’analgésiques de plus que la moyenne nationale. En outre, des participants en laboratoire, amenés à se représenter une conjoncture économique globalement instable, tolèrent moins bien la douleur dans un test consistant à garder la main plongée dans un seau d’eau glacée. Selon les psychologues, la précarité économique engendre un stress qui abaisse les seuils de souffrance et peut même donner lieu à des douleurs chroniques par des phénomènes inflammatoires.