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Neurobiologie

Addiction au hamburger : le cerveau recâblé

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Citer cet article


  • Bohler, S.
(2016). Addiction au hamburger : le cerveau recâblé. Cerveau & Psycho, 76(4), 9b-9b. https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2016-4-page-9b?lang=fr.

  • Bohler, Sébastien.
« Addiction au hamburger : le cerveau recâblé ». Cerveau & Psycho, 2016/4 N° 76, 2016. p.9b-9b. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2016-4-page-9b?lang=fr.

  • BOHLER, Sébastien,
2016. Addiction au hamburger : le cerveau recâblé. Cerveau & Psycho, 2016/4 N° 76, p.9b-9b. URL : https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2016-4-page-9b?lang=fr.

Description de l'image par IA : Un hamburger avec un pain doré, une tranche de fromage, une viande et des légumes verts sur un fond bleu.

1Quelques hamburgers gras et sucrés, et votre cerveau se reconfigure déjà pour vous faire rechercher à tout prix cette nourriture. Un processus de remodelage qui intervient en moins de 24 heures. C’est ce que viennent de découvrir le neurobiologiste Shuai Liu et ses collègues des universités de Calgary et de Vancouver au Canada.

2Lorsque nous mangeons une nourriture grasse et sucrée dans un contexte facilement identifiable visuellement (pensez à l’enseigne d’un fast-food…), des neurones à l’avant du cerveau transmettent l’information visuelle à d’autres situés dans une zone du plaisir, l’aire tegmentale ventrale. Les neurones préfrontaux émettent un messager chimique, le glutamate, qui incite ceux de l’aire tegmentale ventrale à s’activer et à relâcher de la dopamine : d’où l’envie de consommer.

3Mais que se passe-t-il si les neurones préfrontaux informent régulièrement ceux de l’aire tegmentale ventrale de la présence de nourriture, associant cette information au plaisir lié à sa consommation ? Les neurobiologistes ont observé que le nombre de connexions augmente alors entre ces deux zones cérébrales. Les synapses entre les neurones préfrontaux et leurs partenaires de l’aire tegmentale ventrale, points de connexion micro-cospiques où le glutamate est envoyé, se multiplient. Les courants électriques échangés par ces deux zones se renforcent, si bien que la seule vue des indices visuels associés au fast-food donne envie d’en manger.

4Le tout en moins de 24 heures chez les rats étudiés. Une fois créées, les nouvelles synapses restent présentes au moins plusieurs jours après le « recâblage du hamburger ». Nul ne sait en combien de temps elles se résorbent.

  • S. Liu et al., Consumption of palatable food primes food approach behavior by rapidly increasing synaptic density in the VTA, in PNAS, février 2016.

Date de mise en ligne : 01/12/2021