Compte rendu

Psychologie

Le Haut Potentiel en questions de Sophie Brasseur et Catherine Cuche, Mardaga

Page 93b

Citer cet article


  • Gauvrit, N.
(2017). Le Haut Potentiel en questions de Sophie Brasseur et Catherine Cuche, Mardaga. Cerveau & Psycho, 94(11), 93b-93b. https://doi.org/10.3917/cerpsy.094.0093b.

  • Gauvrit, Nicolas.
« Le Haut Potentiel en questions de Sophie Brasseur et Catherine Cuche, Mardaga ». Cerveau & Psycho, 2017/11 N° 94, 2017. p.93b-93b. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2017-11-page-93b?lang=fr.

  • GAUVRIT, Nicolas,
2017. Le Haut Potentiel en questions de Sophie Brasseur et Catherine Cuche, Mardaga. Cerveau & Psycho, 2017/11 N° 94, p.93b-93b. DOI : 10.3917/cerpsy.094.0093b. URL : https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2017-11-page-93b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cerpsy.094.0093b


Description de l'image par IA : Couverture de livre avec un groupe de personnes diverses, titre "Le Haut Potentiel en Questions".

1Voici un livre qui détonne et qui fait souffler une brise de rationalité dans un champ de mythes et d’excès. Les personnes à haut potentiel intellectuel, ou surdouées (c’est-à-dire dont le quotient intellectuel dépasse 130), sont en effet l’objet de tous les fantasmes. Elles alimentent un flot grandissant d’ouvrages plus ou moins sérieux et il était temps d’examiner les choses avec un peu plus de rigueur.

2C’est ce à quoi s’attachent Sophie Brasseur et Catherine Cuche, qui sont à la fois psychologues cliniciennes et chercheuses. Leur approche scientifique et leur expérience de terrain s’enrichissent mutuellement et se combinent de façon harmonieuse dans ce livre, organisé autour de trente-huit questions couramment posées sur le sujet. Certains chapitres abordent des points théoriques, comme la définition scientifique du haut potentiel ou les spécificités cérébrales qui lui sont associées. D’autres remettent en cause des idées reçues, par exemple celle, étonnamment répandue, selon laquelle une intelligence élevée serait fatalement un facteur d’échec scolaire. D’autres enfin traitent de questions plus pratiques : un chapitre explore ainsi les aménagements pédagogiques les plus efficaces pour mieux prendre en compte les enfants précoces et leurs besoins particuliers.

3Au final, c’est un texte tout en nuances, décrivant aussi bien des études de cas singuliers que les « lois générales » du haut potentiel intellectuel. Oui, certains surdoués souffrent et des cas sont là pour le prouver, mais non, l’intelligence n’est pas anxiogène en général. Oui, le cerveau des surdoués est plus rapide, mieux connecté, mais non, il ne fonctionne pas selon des principes radicalement différents. On pourra juste regretter un certain manque de recul critique sur une ou deux thèses controversées, comme celle des intelligences multiples, développée par le psychologue américain Howard Gardner.

4Mais globalement, l’ouvrage reste de très bonne qualité, à la fois sérieux et concret. Les auteures ne tombent jamais dans la théâtralisation et offrent une description équilibrée du haut potentiel intellectuel, qui intéressera un public varié : psychologues, parents, éducateurs, simples curieux… À lire d’une traite ou à picorer.


Date de mise en ligne : 01/12/2021

https://doi.org/10.3917/cerpsy.094.0093b