Pourquoi ce n’est pas drôle de se toucher
- Par Sébastien Bohler
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Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.108.0013
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- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.108.0013
1Se toucher, se caresser, voire plus si affinités, ce n’est tout de même pas pareil que d’être touché, caressé, et… on arrêtera là. La raison vient d’en être livrée par les spécialistes mondiaux du toucher et des caresses : Hakan Olausson et ses collègues de l’université de Linköping, en Suède. Lorsqu’un autre nous touche, tout s’embrase dans nos neurones – insula, gyrus temporal supérieur, amygdale et cortex préfrontal. Des aires à dominante émotionnelle qui s’éteignent quand on se touche tout seul. Il ne reste guère que l’activité du cortex somatosensoriel, ce qui veut dire qu’on a toujours la conscience basiquement tactile qu’il se passe quelque chose, mais il y manque le frisson. Les plaisirs solitaires sont donc forcément incomplets - cérébralement parlant.