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Que Dieu châtie mes ennemis !

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Citer cet article


  • Bohler, S.
(2020). Que Dieu châtie mes ennemis ! Cerveau & Psycho, 120(4), 16a-16a. https://doi.org/10.3917/cerpsy.120.0016a.

  • Bohler, Sébastien.
« Que Dieu châtie mes ennemis ! ». Cerveau & Psycho, 2020/4 N° 120, 2020. p.16a-16a. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2020-4-page-16a?lang=fr.

  • BOHLER, Sébastien,
2020. Que Dieu châtie mes ennemis ! Cerveau & Psycho, 2020/4 N° 120, p.16a-16a. DOI : 10.3917/cerpsy.120.0016a. URL : https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2020-4-page-16a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cerpsy.120.0016a


1Le Dieu des anciennes écritures n’était pas un tendre… Il avait tendance à brûler les villes, à envoyer des épidémies sur Terre et à annihiler les récoltes. D’après une récente expérience menée à l’université de Virginie, ce serait parce que les humains créeraient des dieux d’autant plus belliqueux qu’ils sont eux-mêmes en guerre – ce qui était le cas au temps de l’Ancien Testament. Dans cette expérience menée aux États-Unis, on évaluait d’abord le degré de préoccupation de divers participants vis-à-vis d’enjeux militaires ou liés à la sécurité nationale, et on leur demandait de décrire Dieu tel qu’ils l’imaginaient. Résultat : plus les personnes étaient préoccupées par une potentielle guerre, plus leur Dieu était violent. Puis les scientifiques ont créé artificiellement une telle peur d’un conflit armé chez leurs participants, et ont constaté que leur Dieu prenait aussi des attributs guerriers. Un dernier volet plus historique a permis de constater que les références à un Dieu punitif avaient fluctué de manière parallèle en Occident, entre le xiiie et le xxe siècle, avec la fréquence des conflits guerriers. Dieu est amour, oui, mais il ne faut pas l’embêter.


Date de mise en ligne : 01/12/2021

https://doi.org/10.3917/cerpsy.120.0016a