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Posture victimaire

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Citer cet article


  • Bohler, S.
(2021). Posture victimaire. Cerveau & Psycho, 129(2), 10a-10a. https://doi.org/10.3917/cerpsy.129.0010a.

  • Bohler, Sébastien.
« Posture victimaire ». Cerveau & Psycho, 2021/2 N° 129, 2021. p.10a-10a. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2021-2-page-10a?lang=fr.

  • BOHLER, Sébastien,
2021. Posture victimaire. Cerveau & Psycho, 2021/2 N° 129, p.10a-10a. DOI : 10.3917/cerpsy.129.0010a. URL : https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2021-2-page-10a?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cerpsy.129.0010a


1Dans un bus, un homme parle fort au téléphone en importunant tout le monde. On le lui fait remarquer. Il rétorque : « Qu’avez-vous contre moi ? Arrêtez de m’agresser ! » Il se considère comme une victime, et s’en prévaut pour réduire ses adversaires au silence. Cette tendance semble constituer une structure stable de la personnalité, baptisée « tendance à la victimisation interpersonnelle » par des chercheurs de l’université de Tel Aviv. Quatre facettes la composent : besoin de reconnaissance, tendance à la rumination, manque d’empathie et élitisme moral. Autrement dit, l’homme du bus estime qu’il doit être respecté ; lorsqu’il est contrarié, il en fait une maladie ; il ne sait pas se mettre à la place d’autrui, et il invoque volontiers de grands principes moraux qui auraient été bafoués à son égard. Alors, si en plus vous lui dites qu’il a une « tendance à la victimisation interpersonnelle »…


Date de mise en ligne : 01/12/2021

https://doi.org/10.3917/cerpsy.129.0010a