Posture victimaire
- Par Sébastien Bohler
Page 10a
Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.129.0010a
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- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.129.0010a
1Dans un bus, un homme parle fort au téléphone en importunant tout le monde. On le lui fait remarquer. Il rétorque : « Qu’avez-vous contre moi ? Arrêtez de m’agresser ! » Il se considère comme une victime, et s’en prévaut pour réduire ses adversaires au silence. Cette tendance semble constituer une structure stable de la personnalité, baptisée « tendance à la victimisation interpersonnelle » par des chercheurs de l’université de Tel Aviv. Quatre facettes la composent : besoin de reconnaissance, tendance à la rumination, manque d’empathie et élitisme moral. Autrement dit, l’homme du bus estime qu’il doit être respecté ; lorsqu’il est contrarié, il en fait une maladie ; il ne sait pas se mettre à la place d’autrui, et il invoque volontiers de grands principes moraux qui auraient été bafoués à son égard. Alors, si en plus vous lui dites qu’il a une « tendance à la victimisation interpersonnelle »…