Quand le cerveau rétrécit en hiver
- Par Sébastien Bohler
Page 8a
Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.130.0008a
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- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.130.0008a
1La musaraigne est le plus petit des mammifères. En hiver, elle se blottit dans un trou et réduit ses dépenses d’énergie. On vient de découvrir qu’elle réduit aussi la taille de son cerveau. La zone cérébrale qui traite les informations tactiles en provenance des moustaches rétrécit de 28 % pendant la saison froide. L’animal utilise ses moustaches pour sentir les objets et les proies, ce qui l’aide pour chasser. En hiver, il perd ainsi sa capacité de discrimination entre les vers et les insectes, et se met à consommer ces derniers, qu’il dédaigne en été. Ce qui le sauve, ajouté à l’économie d’énergie cérébrale réalisée. L’été revenu, il regagne 42 °% de neurones, créés par neurogenèse, ou convertis à partir d’astrocytes !