Éducation
Pour apprendre à lire, bas les masques !
- Par Sébastien Bohler
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Citer cet article
- BOHLER, Sébastien,
- Bohler, Sébastien.
- Bohler, S.
https://doi.org/10.3917/cerpsy.134.0007
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- Bohler, S.
- Bohler, Sébastien.
- BOHLER, Sébastien,
https://doi.org/10.3917/cerpsy.134.0007
1Aux universités de Genève et d’Aix-Marseille, Agnès Piquard-Kipffer, Édouard Gentaz et leurs collègues ont étudié la capacité d’enfants de 5 à 7 ans à discerner les différentes syllabes d’un mot quand ce mot est simplement entendu, ou quand il est en outre possible de voir le mouvement des lèvres de la personne qui le prononce. Ils ont constaté que certains enfants ont absolument besoin de cet indice visuel pour bien distinguer les différentes syllabes.
2Voir le visage de l’enseignant est donc très important pour apprendre à lire. Cela offre un indice supplémentaire pour identifier les syllabes. Ainsi, un enfant qui a du mal à séparer auditivement les différents sons formant un mot pourra s’appuyer sur la suite de mimiques des lèvres de la maîtresse ou du maître, et gagner en fiabilité.
3Ces travaux, publiés à ce jour dans la revue sans comité de lecture L’Année Psychologique, interpellent sur les conséquences d’un enseignement dispensé avec un masque sur le visage. Certains enfants s’en sortiront bien, d’autres beaucoup moins. Il est donc opportun de les identifier pour leur proposer un enseignement adapté – masques transparents, ou enseignants vaccinés…
- A. Piquard-Kipffer et al., L’Année Psychologique – Topics in Cognitive Psychology, vol. 121, pp. 3-18, 2021.