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Psychologie

Les écrans à l’origine de nos oublis, ratés, étourderies…

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  • Bohler, S.
(2023). Les écrans à l’origine de nos oublis, ratés, étourderies… Cerveau & Psycho, 153(4), 7-7. https://doi.org/10.3917/cerpsy.153.0007.

  • Bohler, Sébastien.
« Les écrans à l’origine de nos oublis, ratés, étourderies… ». Cerveau & Psycho, 2023/4 N° 153, 2023. p.7-7. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2023-4-page-7?lang=fr.

  • BOHLER, Sébastien,
2023. Les écrans à l’origine de nos oublis, ratés, étourderies… Cerveau & Psycho, 2023/4 N° 153, p.7-7. DOI : 10.3917/cerpsy.153.0007. URL : https://stm.cairn.info/magazine-cerveau-et-psycho-2023-4-page-7?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cerpsy.153.0007


La fréquence à laquelle on consulte ses messages ou répond à ses alertes sur son smartphone est corrélée à celle de nos « défaillances cognitives quotidiennes ».

Description de l'image par IA : Homme marchant et utilisant un téléphone portable.
© iluistrator/Shutterstock

1 Vous oubliez vos rendez-vous ? Vous avez fait une remarque déplacée, sans comprendre pourquoi, dans une conversation ? Vous n’arrivez pas à trouver les pâtes au supermarché ? Vous jetez un objet à la poubelle par inadvertance ? Tous ces ratés occasionnels, ces moments où notre cerveau semble sortir de ses gonds, font partie d’un spectre de troubles appelés « défaillances cognitives quotidiennes », ou DFQ. Le plus souvent, elles ne sont pas le fait d’une quelconque pathologie, mais plutôt d’une fatigue ou d’un surmenage. Depuis quelques années, les chercheurs en psychologie suspectent un effet de l’usage des écrans sur ces sorties de routes mentales, avec des résultats contradictoires.

2 Une étude de l’université de Singapour semble avoir trouvé où le bât blesse : ce n’est pas le temps d’écran en tant que tel qui provoque les DFQ, mais la fréquence à laquelle on consulte ses messages ou répond à ses alertes sur son smartphone. En demandant à des volontaires de tenir un relevé quotidien de leurs vérifications, de leur temps d’écran et de leurs défaillances cognitives, ils ont constaté une corrélation entre le taux de vérifications et les oublis, ratés et étourderies.

3 D’où un moyen simple de réduire ces bugs : se réserver des moments déterminés, par exemple trois fois par jour, pour passer en revue ses messages. Le reste du temps, n’y pensez pas. Car si les DFQ ne sont pas forcément dangereuses pour votre cerveau, leurs conséquences risquent de l’être pour vous : entretien d’embauche zappé, bébé oublié dans une voiture ou gaz mal éteint, mieux vaut vérifier ce genre de choses qu’un post sur Instagram.


Date de mise en ligne : 23/03/2023

https://doi.org/10.3917/cerpsy.153.0007