Évolution
Un gène muté pour un long cou
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Citer cet article
- ROWE-PIRRA, William,
- Rowe-Pirra, William.
- Rowe-Pirra, W.
https://doi.org/10.3917/pls.523.0012a
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- Rowe-Pirra, W.
- Rowe-Pirra, William.
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1Puisque sa tête se trouve si loin au-dessus de son cœur, la girafe a besoin d’une pression artérielle double de celle de l’homme pour acheminer des quantités suffisantes de sang vers son cerveau. Une tension si élevée endommagerait sévèrement les organes et le système cardiovasculaire d’autres mammifères terrestres. Pour identifier les gènes responsables de ces caractéristiques biologiques uniques, Qiang Qiu, de l’université polytechnique du Nord-Ouest, en Chine, et ses collègues ont séquencé le génome d’une girafe de Rothschild. Ils ont identifié des mutations dans le gène FGFRL1 comme potentiels responsables de cette adaptation. Ils ont ensuite introduit ces mutations particulières chez des souris. Traitées avec un médicament augmentant la pression artérielle, les rongeurs modifiés ont toutefois gardé une tension normale, ne présentaient pas ou peu de dégâts au niveau du système cardiovasculaire, et avaient des os plus denses et compacts. Autant de coadaptations qui ont permis à la girafe de supporter sa haute stature.
- C. Liu et al., Science Advances, vol. 7(12), article eabe9459, 2021