Physique des matériaux
La longévité du lin
- Par Isabelle Bellin
Page 15b
Citer cet article
- BELLIN, Isabelle,
- Bellin, Isabelle.
- Bellin, I.
https://doi.org/10.3917/pls.531.0015b
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- Bellin, I.
- Bellin, Isabelle.
- BELLIN, Isabelle,
https://doi.org/10.3917/pls.531.0015b
1Pour étudier le vieillissement du lin dans l’idée de développer des écomatériaux, Johnny Beaugrand, de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), et ses collègues avaient étudié des fibres prélevées sur un linge mortuaire tiré d’un sarcophage égyptien vieux de 4 000 ans. Ils ont réalisé la même analyse avec des échantillons de toiles de peintres des xviie et xviiie siècles. La comparaison de ces matériaux de différentes origines offre des perspectives intéressantes sur l’évolution des caractéristiques du lin au cours du temps.
2Étonnamment, les fibres de lin du linge mortuaire sont mieux préservées que celles issues des toiles. Leurs performances mécaniques sont même très peu altérées : elles sont comparables à celles du lin moderne, car la cellulose y est quasi intacte. Les chercheurs ont attribué cette bonne conservation aux faibles variations hydriques subies par le sarcophage égyptien. À l’inverse, les traitements chimiques appliqués sur les toiles pour préserver les couleurs ont beaucoup abîmé les fibres.
- A. Melelli et al., Nature Plants, vol. 7, pp. 1200-1206, 2021 ; Journal of Cultural Heritage, vol. 52, pp. 202-214, 2021