Compte rendu

Mathématiques

La bosse des maths n’existe pas

Clémence Perronnet, Autrement, 2021, 272 pages, 19 euros

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Citer cet article


  • Gispert, H.
(2022). La bosse des maths n’existe pas Clémence Perronnet, Autrement, 2021, 272 pages, 19 euros. Pour la Science, 531 – janvier(1), 19-19. https://doi.org/10.3917/pls.531.0019.

  • Gispert, Hélène.
« La bosse des maths n’existe pas : Clémence Perronnet, Autrement, 2021, 272 pages, 19 euros ». Pour la Science, 2022/1 N° 531 – janvier, 2022. p.19-19. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2022-1-page-19?lang=fr.

  • GISPERT, Hélène,
2022. La bosse des maths n’existe pas Clémence Perronnet, Autrement, 2021, 272 pages, 19 euros. Pour la Science, 2022/1 N° 531 – janvier, p.19-19. DOI : 10.3917/pls.531.0019. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2022-1-page-19?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.531.0019


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Description de l'image par IA : Couverture de livre avec titre "La bosse des maths n'existe pas" et illustration de classe scolaire.

2Ce livre est essentiel pour toutes celles et ceux qui cherchent tout à la fois à comprendre « comment les sciences excluent », en particulier « les femmes, les classes populaires et les groupes ethno-racisés », et quoi faire pour les rendre plus égalitaires et inclusives. Pour répondre à la première question, l’autrice a mené entre 2013 et 2017 une vaste enquête empirique sur une cohorte d’une cinquantaine de filles et de garçons d’un quartier populaire sensible, scolarisés dans deux écoles puis un collège en REP+, qu’elle a interrogés lors d’entretiens approfondis – dont de larges extraits sont présentés dans le livre.

3Dans un style clair, didactique et passionnant, elle nous expose avec une grande finesse les cheminements de son analyse sociologique qui s’attache à élucider le rôle des médias et des loisirs scientifiques, de la famille et de l’école dans la formation des pratiques et des goûts ou dégoûts en matière de sciences. Elle montre, entre autres, comment le rapport des enfants aux sciences se transforme entre le CM2 et la cinquième avec un désamour progressif. Les sciences, dont elle explique en explorant les représentations que les enfants en ont qu’elles leur sont devenues hors d’atteinte au collège : « Les scientifiques ce sont les autres ». Dépassant les explications en termes d’autocensure ou de manque de confiance en soi, elle démontre que les sciences, telles qu’elles sont présentées, apparaissent aux enfants pratiquées par des hommes, blancs, dominants socialement, et donc de fait excluantes. L’autrice montre qu’agir pour l’égalité en sciences doit aller au-delà du dépassement de stéréotypes, qui font trop souvent peser sur les individus la responsabilité des inégalités. Cela demande donc contre des inégalités sociales, qui sont structurelles, un travail de fond.


Date de mise en ligne : 19/01/2022

https://doi.org/10.3917/pls.531.0019