Géosciences
La peau des sols arides
- Par Isabelle Bellin
Page 13b
Citer cet article
- BELLIN, Isabelle,
- Bellin, Isabelle.
- Bellin, I.
https://doi.org/10.3917/pls.538.0013b
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- Bellin, Isabelle.
- BELLIN, Isabelle,
https://doi.org/10.3917/pls.538.0013b
1 Dans les zones désertiques ou semi-arides, une couche (de l’ordre du millimètre) de microorganismes, là cyanobactéries, ailleurs lichens, champignons ou mousses, agglomère les particules du sol. Longtemps négligées, ces croûtes biologiques (biocrusts en anglais) font désormais l’objet de nombreuses études. Et pour cause. « Elles ont un impact sur le climat, entre autres, car elles modifient la réflexion du rayonnement solaire et piègent du carbone dans le sol. Elles influent également sur la circulation de l’eau, l’érosion hydrique et éolienne », résume Oumarou Malam Issa, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Malgré des données limitées, Emilio Rodríguez-Caballero, de l’université d’Almería, en Espagne, et ses collègues estiment que ces croûtes biologiques réduisent d’environ 60 % les émissions mondiales de poussière atmosphérique, un type d’aérosols qui joue un rôle dans le climat en modifiant le bilan radiatif terrestre, et qui a des conséquences sur la santé et l’activité économique.
- E. Rodríguez-Caballero et al., Nature Geoscience, 2022