Compte rendu

Médecine

C’est votre sexe qui fait la différence

Claudine Junien et Nicole Priollaud, Plon, 2023, 336 pages, 21,90 euros

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  • Moulin, A.-M.
(2023). C’est votre sexe qui fait la différence Claudine Junien et Nicole Priollaud, Plon, 2023, 336 pages, 21,90 euros. Pour la Science, 550 – août(8), 17-17. https://doi.org/10.3917/pls.550.0017.

  • Moulin, Anne Marie.
« C’est votre sexe qui fait la différence : Claudine Junien et Nicole Priollaud, Plon, 2023, 336 pages, 21,90 euros ». Pour la Science, 2023/8 N° 550 – août, 2023. p.17-17. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2023-8-page-17?lang=fr.

  • MOULIN, Anne Marie,
2023. C’est votre sexe qui fait la différence Claudine Junien et Nicole Priollaud, Plon, 2023, 336 pages, 21,90 euros. Pour la Science, 2023/8 N° 550 – août, p.17-17. DOI : 10.3917/pls.550.0017. URL : https://stm.cairn.info/magazine-pour-la-science-2023-8-page-17?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pls.550.0017


Description de l'image par IA : Couverture de livre avec texte "C'EST VOTRE SEXE QUI FAIT LA DIFFÉRENCE" et auteurs Claudine Junien et Nicole Priolnaud.
Plon

1 Il faut en finir avec le manque de données sur la fréquence des pathologies et les effets inégaux de traitements et vaccins, en fonction des différences liées au sexe. Il signifie trop souvent pour les femmes des traitements inadaptés et une perte de chances pour des affections diagnostiquées trop tard, comme l’infarctus. Tel est le combat, pour la santé des femmes, que mène la généticienne Claudine Junien, l’une des autrices de ce livre.

2 Il passe par un rappel du rôle biologique fondamental du sexe génétique – XX ou XY chez 99, 982 % des individus. Il s’exprime avant l’apparition des hormones et influe sur le reste du génome, par exemple en influençant précocement le développement du cerveau et des neurones. Par la suite, les différences d’origine génétique des tissus expliqueraient l’inégale gravité et prévalence des affections. La machinerie épigénétique de la transcription des autres chromosomes sous l’influence de l’environnement serait aussi influencée par le sexe, avec transmission possible de « l’empreinte parentale » aux générations suivantes.

3 Logiquement, les autrices voudraient aussi relativiser l’importance prise par la notion de genre, qui amène à refuser la bisexuation homme-femme au profit d’un continuum où chacun se situe à sa guise, avec l’appui éventuel d’un traitement hormonal ou chirurgical. Pour argumenter, elles accumulent des données sur les différences de comportement en fonction du sexe chez… les souris de laboratoire et autres oiseaux et poissons ! Certes, il y a beaucoup à apprendre sur l’influence du sexe biologique sur la santé, mais pareil décompte de ses bons et des mauvais effets, pour important qu’il soit, a quelque chose de manichéen. Il fera cependant rebondir un débat passionnant et passionné.


Date de mise en ligne : 19/09/2023

https://doi.org/10.3917/pls.550.0017